D’après l’Agence France Presse AFP, ce journaliste américain a été arrêté en République démocratique du Congo par les services de renseignement au motif qu’il avait approché des groupes armés dans le sud-est du pays. Information confirmée dimanche à cette agence de presse internationale par un haut responsable du gouvernement congolais.
Selon des groupes de la société civile cités par les médias locaux, le journaliste américain Stavros Nicolas Niarchos et un journaliste congolais ont été arrêtés mercredi dans la ville de Lubumbashi, dans le sud-est du pays, et emmenés à Kinshasa, la capitale.
Un haut fonctionnaire du gouvernement qui a requis l’anonymat a confirmé l’arrestation de l’Américain, précise que l’agence de renseignement congolaise, l’ANR, le détenait à Kinshasa. Âgeé de 33 ans, ce journaliste qui travaille pour les magazines américains The Nation et The New Yorker, est reproché d’avoir pris de contact avec des milices locales.
« L’ANR a ramené le journaliste Nicholas Niarchos à Kinshasa pour l’interroger sur ses contacts étroits avec des groupes armés, particulièrement les Bakata Katanga. Il a effectué des mouvements qui n’ont jamais été signalés préalablement aux autorités », a déclaré le responsable.
Pour ce haut responsable du gouvernement, il estimant que le gouvernement doit être vigilant à l’heure actuelle surtout que le pays a déjà enregistré le meurtre de deux experts des Nations unies en 2017. L’ONU avait engagé les experts américains Michael Sharp et suédo-chilienne Zaida Catalan pour enquêter sur les violences dans la région du Kasaï, dans le centre de la RDC, où ils ont été enlevés et tués.
« Les autorités congolaises n’ont aucun intérêt à garder un journaliste américain », a affirmé le responsable gouvernemental, ajoutant que la consule américaine lui avait rendu visite et qu’il pourrait être libéré mardi. Stavros Nicolas Niarchos s’était rendu en RDC pour réaliser un reportage sur la conservation de la nature, l’économie et la culture pour le magazine The Nation, selon l’accréditation officielle du journaliste consultée par l’AFP. Ni The Nation ni l’ambassade des États-Unis à Kinshasa n’étaient immédiatement joignables pour réagir a ajouté l’AFP.
Wivine Kalemba