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L’entrepreneuriat féminin : qu’en est il de métier dit masculin ????

Les avis fusent de partout relativement à la journée internationale dédiée aux droits de femmes, célébrée chaque 08 mars.

A cet effet, Caroline Pindi Norah présidente en exercice de l’association des femmes architectes du Congo, estime qu’il n’existe pas de métier dit « masculin ». Parce qu’il s’agit de points de vues et de construction sociétale dit-elle. Lors d’une interview accordée à la rédaction de Surveillance.cd, elle a démontré que la femme est capable à réaliser certains métiers au même titre que l’homme.

Ci-dessous, l’intégralité de l’interview

Pensez vous qu’il existe de métiers proprement aux hommes ?

Caroline Pindi : Non, mais par rapport à la construction sociétale oui. D’emblée tous les métiers que les hommes font, les femmes peuvent le faire aussi, puisqu’il n’y a pas d’obstacle comme tel, à part ceux créer par la société elle même.

En terme de force physique, la femme n’est elle pas limitée ?

Caroline Pindi : Oui peut-être, quand ça demande des efforts, mais si la femme s’entraîne physiquement pour pratiquer son métier elle peut s’en sortir, surtout qu’il y’a des femmes qui frappent les hommes.

Est-ce facile ?

Caroline Pindi : Non, c’est parmi les études très difficiles à suivre et surtout à réussir. Puisqu’à l’époque on avait pas d’ordinateur et ça demandait de l’endurance physique ou de fois il fallait passer de nuits à tracer à la plume, concevoir à la main. Maintenant, avec l’arrivée du numérique il existe de machines qui facilitent un peu le travail.

Comment s’en sortir au milieu de plusieurs hommes ?

Caroline Pindi : Il faut avoir une vision, quand tu veux quelque chose. Tu dois mettre en place des stratégies ou des stratagèmes qui vont te propulser et te donner ce que tu t’ai fixé comme objectif.
Tu peux avoir de l’adversité mais quand tu as ton objectif, tout ça devient du bruit car il ne faut pas se disperser.

Comment jugez-vous l’enthousiasme de la femme d’avant et d’aujourd’hui au tour du secteur de l’architecture ?

Caroline Pindi : Avant, les femmes architectes n’étaient pas nombreuses mais aujourd’hui je compte plus de 100 femmes architectes. C’est déjà très bien cette représentativité, mais il faudrait avoir une vision, parce qu’un chemin nommé quelque part mène à une destination nommée nul part,il faut savoir pourquoi tu fais les choses. Les femmes qui adhèrent à l’architecture doivent le faire pour une bonne raison, parce qu’elles aiment le métier d’architecture et veulent pérenniser ce secteur. Quand tu n’aimes pas ce métier, tu ne réussiras pas.

Quel est vôtre message au regard des parents qui désorientent leurs filles, sous prétexte que c’est un métier masculin ?

Caroline Pindi : Un parent est censé encourager le rêve de son enfant, il ne peut pas faire obstruction à l’enfant au point de le désorienter face à son rêve, car il n’existe pas de métier dit « Masculin », essayer de voir d’en quoi l’enfant s’en sort bien et canaliser le, quelque soit son Sexe.

Caroline Pindi Norah présidente en exercice de l’association des femmes architectes du Congo.

C’est dans ce cadre qu’elle a lancé un message d’encouragement aux jeunes filles de regarder vers l’avant et cesser de vous décourager car, il n’existe pas de métier dit « masculin ».

‹‹ Jeune fille ou même la femme ne doit pas se décourager. Le pays est à construire et les opportunités existeront toujours. L’architecte c’est un co-créateur de Dieu, l’architecture est une profession noble et elle a énormément de l’avenir dans notre pays car la RDC est un vaste chantier, on a besoin d’avoir beaucoup de femmes architectes pour qui est équilibre, il y’a plus des hommes que de femmes d’où je vous invites et me porte garant de vous coacher. Jeune fille, ne te néglige pas car chaque être est unique, tu as quelque chose de précieux qui t’est intrinsèque soit consciente de cela et de ta valeur, ne te diminue pas. Ce n’est pas parceque tu n’excelles pas dans un domaine, que tu ne pourrais pas exceller dans un autre. L’échec fait partie du processus de réussite, plus tu accumule des échecs, plus tu apprends et devient meilleure, considérez l’échec comme une pierre qui s’ajoute sur votre édifice, quand ça n’a pas marché revoit ta marche et rectifie le tire en faisant autrement tu verras que ça va aller. Quand on aime on se donne les moyens, il faut vouloir quelque chose et y mettre beaucoup de rigueur ainsi on peut atteindre l’objectif fixé ››, a-t-elle conclu.

Gemima BOLUMBU

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