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Nord-Kivu : la société civile alerte sur le risque d’extermination de la population civile à Kitshanga

Passée tout d’abord entre les mains des combattants des groupes d’autodéfense locaux  »wazalendo » le vendredi dernier après huit mois d’occupation par le Mouvement du 23 Mars, la cité de Kitshanga a encore été reprise la mi-journée du samedi par le M23 soutenu par le RDF, l’armée rwandaise.

Le vendredi, lors de la reprise de cette agglomération par les groupes armés locaux, des habitants restés dans leurs maisons ne sachant pas où fuir suite aux combats intenses avaient célébré l’entrée de leurs pairs. Des scènes de liesse filmées et partagées sur les réseaux sociaux.

Une joie de moindre durée, car la cité a vite été reprise à moins de 24 heures, soit la mi journée du samedi 07 Octobre.

Dans un communiqué parvenu à Surveillance.cd ce dimanche 08 Octobre, la société civile du territoire de Masisi a rappelé à la communauté nationale et internationale les actes odieux commis par le M23 lors de son entrée sur place en janvier dernier.

« Pour rappel, ces même terroristes rwandais avaient systématiquement pillé la cité de Kitshanga et bien d’autres agglomérations aux environs depuis le mois de janvier en cours sans ignorer les autres actes de crimes de guerre, crimes d’agression et crime contre l’humanité dans plusieurs entités qu’ils avaient envahies au Nord-Kivu dont nous citons les massacres de Kishishe, de triste mémoire », lance son rapporteur.

Telesphore Mithondeke, alerte sur les risques de représailles que coure la population après avoir fêté avec faste la victoire des  »wazalendo » opposé au M23.

D’autres part, il alerte que les rebelles ont renforcé leurs lignes en hommes et matériels avec une aide venue du Rwanda voisin.

Difficile de déterminer l’auteur des exactions

Sur des réseaux sociaux, des belligérants s’accusent mutuellement à chaque reconquête de la cité. Lors de sa débandade du vendredi dernier, le M23 accusait les groupes armés locaux de perpétrer sélectivement des massacres contre les populations de l’ethnie  »Tutsi » restée dans leurs maisons incendiées après.

Des allégations rejetées par les groupes d’autodéfense. Dans leur communiqué rendu public le samedi alors qu’il occupait encore la cité, ces jeunes avaient indiqué “reconnaitre et protéger les populations tutsis restés sur le terrain sous leur occupation”.

Si les accusations changent de camp à chaque réoccupation de cette cité par le camp adverse, difficile de dire pour le moment qui est l’auteur des exactions commises sur place.

En dernière nouvelle, plusieurs sources indiquent que la cité de Kitshanga et quelques villages environnants sont encoreune fois réoccupée par les groupes armés locaux depuis la journée de ce dimanche. Une deuxième réoccupation à seulement 48 heures.

Benjamin Sivanzire

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