Réuni en Front Uni de la Diaspora Congolaise contre l’agression rwandaise, les Congolais de Belgique, Pays-Bas et Luxembourg, ont dans une correspondance alerté les autorités belges sur l’adhésion de Franck Diongo au mouvement terroriste M23-AFC.
Dans ce document, ce regroupement des congolais de la diaspora apporte des éléments de preuve récents et irréfutables qui établissent que Franck Diongo s’est rendu en RDC et a intégré officiellement le mouvement rebelle et terroriste AFC/M23 en s’affichant fièrement sur une photo avec Bertrand Bisimwa et Corneille Nangaa, tous deux visés par des accusations graves.
Face à cette apologie explicite aux terroristes, ce front de la diaspora congolaise exige aux autorités belges le retrait du droit de protection international à Franck Diongo sur le sol belge.
Engagées dans des actions pacifiques et légales en vue de défendre et de faire respecter l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC, ces congolais de la diaspora estiment que la position de la Belgique doit être ferme et exemplaire au regard du contexte sécuritaire en RDC.
« L’État belge, fort de ses engagements en faveur de la paix, de la sécurité internationale et du respect des droits humains, ne saurait tolérer que des personnes bénéficiant de sa protection se livrent à des activités contraires aux valeurs fondamentales qu’il défend. Il est donc capital que des mesures appropriées soient prises pour prévenir toute escalade et préserver la sécurité nationale ainsi que la réputation internationale de la Belgique », a déclaré Maître Sony Kabeya, porte-parole du FUDCAR.
De ce qui précède, ils rappellent qu’en date du 17 mars 2025, l’Union européenne avait imposé des sanctions contre plusieurs chefs militaires rwandais et dirigeants du M23 en raison de leur rôle dans ces violations des droits humains.
Par ailleurs, la résolution 2773 (2025) du Conseil de sécurité des Nations Unies condamne l’offensive du M23 et exige son retrait immédiat des zones occupées, notamment à Goma et Bukavu.
Le cas Franck Diongo devra servir d’exemple par crainte de voir une intensification de ses activités déstabilisatrices sur le territoire belge.
La Rédaction