La société civile congolaise est appelée à jouer un rôle clé dans la promotion d’une proposition de loi visant à lutter contre l’écocide en République démocratique du Congo. L’appel a été lancé mardi à Kinshasa lors de l’atelier de lancement de la coalition pour la loi sur l’écocide, une initiative qui ambitionne de renforcer la protection de l’environnement face aux destructions massives et durables des écosystèmes.
Au cours de cette rencontre, les membres de la coalition ont invité les organisations de la société civile à s’impliquer activement afin de soutenir l’élaboration et l’adoption de ce texte législatif, souvent qualifié de « crime contre l’environnement ». L’objectif est de bâtir une position commune capable de porter efficacement cette initiative auprès des décideurs politiques.
« Nous faisons appel aux organisations de la société civile afin de construire ensemble une position commune et de renforcer cette initiative. Nous savons que la société civile est très proche des communautés locales et qu’elle comprend mieux que quiconque les réalités et les besoins de ces populations », a déclaré Metuschlah Lomami, membre de la coalition « Stop Ecocide » en RDC.

Selon les initiateurs du projet, la future loi sur l’écocide vise à sanctionner les actes entraînant la destruction massive ou durable des écosystèmes, notamment dans les secteurs de l’exploitation minière, forestière ou encore industrielle. Dans un pays reconnu pour sa riche biodiversité et ses vastes ressources naturelles, la protection de l’environnement demeure un enjeu majeur face aux pressions économiques et aux activités extractives.
La coalition espère que l’implication de la société civile permettra non seulement de sensibiliser les populations, mais aussi de recueillir des contributions venant des communautés locales directement affectées par les dégradations environnementales.
Cet atelier marque ainsi une première étape vers la structuration d’un plaidoyer national en faveur de la reconnaissance juridique de l’écocide en RDC, dans l’espoir de doter le pays d’un cadre légal plus strict pour protéger ses écosystèmes et les populations qui en dépendent.
Grâce MUKOJ









