À quelques heures d’un possible dépôt d’une motion de défiance au Sénat, Modeste Bahati Lukwebo semble avoir changé de ton sur la question sensible d’une éventuelle modification de la Constitution. Après des déclarations qui avaient suscité de vives réactions dans la classe politique et l’opinion publique, son parti affirme désormais que ses propos ont été « mal compris ».
Au cœur de la polémique, les récentes critiques formulées par le président de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) à propos d’un débat autour d’une possible révision de la Constitution de la République démocratique du Congo. Ses déclarations avaient rapidement enflammé la scène politique et alimenté les tensions au sein du Sénat de la République démocratique du Congo.
Face à la controverse et alors que des sénateurs évoquent la préparation d’une motion de défiance contre lui, l’entourage politique de Bahati tente de calmer le jeu. Dans une mise au point diffusée par le parti, les cadres de l’AFDC-A assurent que leur leader n’a jamais appelé à modifier la Constitution et qu’il s’agissait plutôt d’un appel au débat démocratique.
« Les propos du professeur Bahati ont été sortis de leur contexte », soutiennent plusieurs responsables du parti, insistant sur le fait qu’il reste attaché au respect des institutions et à la stabilité politique. Cette tentative de clarification intervient dans un climat politique déjà marqué par de fortes sensibilités autour de toute discussion liée à la Constitution. Dans le passé, le simple soupçon d’une révision constitutionnelle a souvent provoqué de vifs débats et des crispations au sein de la classe politique congolaise.
Reste à savoir si cette marche arrière suffira à désamorcer la fronde qui semble se dessiner au Sénat. Plusieurs observateurs estiment que la menace d’une motion de défiance pourrait avoir pesé dans ce revirement de communication.Pour l’heure, la tension reste palpable dans les couloirs de la chambre haute, où certains élus attendent des clarifications plus directes de la part de Modeste Bahati lui-même.
Patient MUKUNA









