Après l’annulation par la CENI des scrutins à la députation nationale et provinciale dans les circonscriptions de Masimanimba dans la province de Kwilu et Yakoma dans le Nord-Ubangi ainsi que l’invalidation de quatre-vingts deux candidats à ces scrutins à travers le pays, les réactions partagées se multiplient.
Parmi elles, celle de l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice, ACAJ.
Cette organisation de défense des droits humains exige des hautes personnalités impliquées dans ces irrégularités à la démission.
Il s’agit entre autres des quelques ministres, conseillers à la présidence et gouverneur de quelques provinces.
Dans la plupart des cas, les inculpés sont des membres de l’Union Sacrée, plateforme politique soutenant Félix Antoine Tshisekedi déclaré provisoirement vainqueur de la présidentielle du 20 décembre 2023.
« Face à ces révélations graves, l’ACAJ recommande d’une part que le procureur général près la Cour de Cassation s’assume à son tour en ordonnant des enquêtes judiciaires crédibles à l’encontre des personnalités incriminées et, d’autre part que la task force de l’Union sacrée de la Nation amorce sa propre enquête interne en vue de sanctionner politiquement ses membres qui se sont compromis à l’occasion de la tenue des quatre scrutins du 20 Décembre 2023, car la lutte contre la corruption doit être l’affaire de tout le monde », peut-on lire dans son communiqué du 06 Janvier dont une copie est parvenue à Surveillance.cd.
Ces incriminés ont été soit auteurs ou complices de la fraude électorale, violence contre les acteurs électoraux, bourrage d’urnes, détention illégale des Dispositifs électoraux, Etc.
En plus de la demande de démission et l’ouverture des enquêtes, l’ACAJ salue la bravoure de la plénière de la CENI qui quelque soit le Camp auteur de la fraude électorale n’a hésité de dire les droits conformément aux prérogatives légales à sa disposition.
« Ceci démontre que les membres de la plénière de la CENI ont conduit l’ensemble du processus électoral avec indépendance et nous les félicitons vivement d’autant plus que leur décision participe à la cause nationale de lutte contre la corruption sous toutes ses formes », ajoute le communiqué.
Pendant ce temps, des appels à l’annulation des tous les scrutins se multiplient de tous les côtés.
Mouvements citoyens, partis politiques de l’opposition et plusieurs autres observateurs indépendants estiment que les candidats dont le vote a été annulé seraient également auteur de la fraude en faveur de tel ou tel autre candidat président de la République. Une attitude qui aurait compromis tout le processus y compris celui qui a provisoirement hissé Félix Antoine Tshisekedi à la tête de la Présidentielle avec 73,34%.
Benjamin Sivanzire