back to top

Le pseudo dialogue de Luanda (Angola) vient d’être annulé peut être pour de bon ! (Tribune de Maître David Beylard)

La politique des sanctions internationales de la diplomatie agissante du Président de la République démocratique du Congo SEM Félix Antoine Tshisekedi commence à porter ses fruits puisque les terroristes viennent d’annuler à l’instant leur participation aux pourparlers de Luanda (Angola)

Plusieurs batteries des sanctions sont assorties des mandats d’arrêts internationaux qui sont exécutables par l’Interpol !

Pour les USA le M23 est un mouvement terroriste inscrit sur la liste des sanctions américaines et du Conseil de sécurité des Nations Unies c’est y compris tous ses dirigeants : Corneille Nanga Yobelu, Willy Ngoma, Bertrand Bisimwa, Lawrence Kanyuka et le rwandais James Kabarebe !

N.B. Les USA soutiennent officiellement la position ferme de la République démocratique du Congo qui refuse de négocier avec le mouvement terroriste du M23.

Dans la diplomatie et les relations internationales il existe un principe simple: « aucun Etat ne négocie jamais avec un mouvement terroriste à l’instar du Hamas palestinien, du Hezbollah libanais, des Shebabs somaliens, du Boko Haram nigérien sans que ledit mouvement terroriste n’est déposer les armes, pourquoi est-ce que les pays du East African Community (EAC) et maintenant l’Angola prescrivent-ils ce schéma pervers et dangereux pour la survie de la République démocratique du Congo ?

En effet, la diplomate Lucy Tamlyn, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire des États Unis d’Amérique en République démocratique du Congo fixe fixe l’opinion sur la position des USA à l’égard de l’Etat voyou du Rwanda du génocidaire Paul Kagame et tous ses supplétifs du mouvement terroriste du M23 sous sanctions américaines.

L’administration Trump co-signataire de la résolution contraignante numéro 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies prépare tout comme dans le cas du conflit d’agression « Russo-Ukrainien » un nouveau processus diplomatique en dehors de la partialité des États africains qui roulent pour les intérêts des européens notamment la France pour mettre définitivement fin à l’agression de la République démocratique du Congo par l’Etat voyou du Rwanda du génocidaire Paul Kagame !

L’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) ne participera pas aux discussions de Luanda prévues ce mardi 18 mars sous la médiation angolaise.

Dans un communiqué publié ce lundi, le mouvement rebelle dénonce les sanctions individuelles prises par l’Union européenne contre plusieurs de ses dirigeants, affirmant que ces mesures compromettent le dialogue et rendent impossibles les pourparlers tant attendus.

L’AFC/M23 évoque un sabotage du processus de paix

Dans son communiqué, l’AFC/M23 accuse certaines institutions internationales de « saboter » les efforts de paix en imposant des sanctions successives contre ses membres, y compris à la veille des négociations.

Le groupe rebelle estime que ces décisions renforcent la position du président Félix Tshisekedi, qu’il accuse de poursuivre une politique belliciste.

L’AFC/M23 affirme également que les forces congolaises et leurs alliés poursuivent leurs offensives sur plusieurs fronts, notamment par des bombardements aériens et l’utilisation de drones de combat CH-4. Selon le mouvement, ces attaques rendent toute négociation impossible.

Des sanctions européennes ciblant le M23 et des responsables rwandais

L’annonce du boycott de l’AFC/M23 intervient alors que l’Union européenne a adopté ce lundi de nouvelles sanctions contre plusieurs responsables du M23 et des forces armées rwandaises (RDF).

Parmi les figures visées côté M23 :

  1. Bertrand Bisimwa, président du mouvement, déjà sous sanctions de l’ONU.
  2. Corneille Nangaa Yobelu
  3. Sultani Makenga
  4. Désiré Rukomera, responsable du recrutement et de la propagande.
  5. John Imani Nzenze, colonel au sein du mouvement.
  6. Jean-Bosco Nzabonimpa Mupenzi, chef adjoint des finances du M23.
  7. Jean Bahati Musanga, actuel gouverneur de l’administration mise en place par la rébellion à Goma.
  8. Lawrence Kanyuka
  9. L’UE a également sanctionné trois hauts gradés de l’armée rwandaise impliqués dans l’Est de la RDC :
  10. Ruki Karusisi, commandant des forces spéciales de la RDF.
  11. Eugène Nkubito, commandant de la 3e division de la RDF, présente au Nord-Kivu depuis août 2022.
  12. Pascal Muhizi, commandant de la 2e division de la RDF, déployée dans l’Est congolais depuis août 2023.

Un coup dur pour la médiation angolaise

Avec le boycott de l’AFC/M23, la tenue des pourparlers de Luanda est désormais incertaine. Kinshasa, de son côté, a confirmé l’envoi d’une délégation, sans en préciser la composition.

Reste à savoir si cette médiation pourra se poursuivre sans l’un des principaux protagonistes du conflit.

Maitre Beylard David PhD

Sur le même sujet

RDC : nommé PCA de l’APROCM, Robert Bilonda exprime sa gratitude à Félix Tshisekedi

d’administration de l’Agence pour la Promotion des Classes Moyennes (APROCM) par ordonnance présidentielle rendue publique le 3 juin 2026 sur les antennes de la...

Réformes constitutionnelles en RDC : le Conseil interreligieux plaide pour une concertation nationale sans tabou

Le Conseil interreligieux congolais (CIC) estime que la République démocratique du Congo est arrivée à un tournant décisif de son histoire et appelle à...

Kinshasa : la Dynamique Fatshi Écologiste lance l’opération « Toboyi Bosoto » contre l’insalubrité

L’association Dynamique Fatshi Écologiste a officiellement lancé, lundi à Ngaliema, l’opération « Toboyi Bosoto na ville ya Kinshasa », une initiative citoyenne destinée à...

Plainte du C64 contre Tshisekedi : Jean-Pierre Lihau dénonce une démarche « ridicule » et pointe Paul Kagame

La menace de plainte annoncée par le regroupement de l’opposition C64 contre le président Félix Tshisekedi continue de susciter des réactions au sein de...

Révision constitutionnelle en RDC : Peter Kazadi répond à l’ECC et plaide pour un référendum populaire

Le député national Peter Kazadi estime que le débat sur une éventuelle révision ou un changement de la Constitution ne peut être confisqué ni...

Réforme constitutionnelle en RDC : l’ECC exige un dialogue inclusif avant toute initiative

L’Église du Christ au Congo (ECC) a rendu publique sa position sur le débat relatif aux réformes constitutionnelles en République démocratique du Congo, appelant...

Articles récents