Une réunion stratégique sur la gestion des données de la recherche scientifique et de l’innovation s’est ouverte lundi 16 février au Centre Wallonie-Bruxelles, à Kinshasa. Cette rencontre marque une étape décisive dans la volonté des autorités de doter la République démocratique du Congo d’un système performant de collecte et de gestion des données sur la recherche et l’innovation.
Organisée dans le cadre des priorités sectorielles du ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire, Recherche scientifique et Innovations, cette réunion s’inscrit dans la mise en œuvre du plan d’action opérationnel issu de la lettre de mission du Gouvernement. Parmi les axes majeurs figurent la révision de la politique nationale de la recherche scientifique et l’élaboration d’un état des lieux complet du système national de science, technologie et innovation.
Selon Odon Ndambu, secrétaire général à la Recherche scientifique et Innovations, cet exercice préliminaire nécessitera l’organisation d’enquêtes sur la recherche et développement expérimental ainsi que sur l’innovation. L’objectif est de produire des indicateurs fiables afin d’orienter la planification stratégique sur la base de données probantes.
« Cet exercice devrait être précédé d’un état des lieux du système national de la science, de la technologie et de l’innovation », a-t-il souligné.
De son côté, le représentant pays de UNESCO en RDC, Isaias Barreto Da Rosa, a insisté sur l’importance de doter le pays d’un système robuste de données pour renforcer la collaboration internationale et stimuler l’innovation locale.
« Pour la RDC, pays aux immenses ressources humaines, scientifiques et naturelles, la maîtrise des données de la recherche et de l’innovation constitue un enjeu de souveraineté scientifique et un enjeu de développement durable », a-t-il déclaré à l’ouverture des travaux.
Il a également relevé que la disponibilité de données fiables et comparables permettra à la RDC d’améliorer sa représentation dans les observatoires africains et mondiaux, d’orienter plus efficacement ses investissements en recherche et de valoriser ses capacités scientifiques à l’échelle internationale.
Dans un contexte mondial marqué par la transition numérique, les défis climatiques et les mutations économiques, les participants ont unanimement reconnu que la gestion stratégique des données constitue un levier essentiel pour moderniser le système scientifique congolais.
À travers cette initiative, les autorités congolaises affichent leur ambition de faire de la donnée un outil central de gouvernance scientifique, au service du développement durable et de la compétitivité du pays.
Maxime MBUMBA









