Coup de frein dans les opérations de contrôle visant les conducteurs de motos-taxis, communément appelés Wewa, dans la capitale congolaise. Le ministre provincial des Transports, Jesus Noël Shek, a annoncé la suspension immédiate de toutes les opérations menées contre ces derniers, à l’exception de celles conduites par la Mission mixte de régulation routière.
Dans une communication officielle, le ministre a tenu à clarifier la situation face à la multiplication d’initiatives non encadrées sur le terrain. Selon lui, seules les opérations formellement organisées par la Mission mixte de régulation routière sont désormais autorisées à intervenir auprès des conducteurs de motos-taxis.
Cette décision vise à mettre fin aux contrôles jugés « anarchiques » et aux interventions non coordonnées qui ont suscité de vives tensions ces derniers jours entre les forces de l’ordre et les Wewa dans plusieurs communes de Kinshasa.
Depuis plusieurs semaines, des opérations de contrôle avaient été intensifiées pour vérifier la conformité des documents administratifs, le respect du port de casque et l’observance des règles de circulation. Toutefois, des dénonciations d’abus et d’interpellations irrégulières ont circulé, alimentant un climat de méfiance.
En suspendant toutes les opérations parallèles, le ministre entend restaurer l’ordre et garantir un cadre légal strict aux actions de régulation routière. La Mission mixte de régulation routière, composée des services compétents en matière de transport et de sécurité, demeure donc la seule entité habilitée à mener des contrôles. Son mandat, rappelle-t-on, consiste à assurer la sécurité routière et à encadrer l’activité des motos-taxis sans perturber indûment leur travail.
À Kinshasa, les Wewa occupent une place centrale dans la mobilité urbaine. Face aux embouteillages chroniques et au déficit de transport public, les motos-taxis représentent pour de nombreux habitants un moyen de déplacement rapide et accessible. La suspension des opérations pourrait ainsi apaiser les tensions, tout en laissant la place à une régulation plus structurée du secteur.
Grâce MUKOJ









