Une vive controverse éclate à Kinshasa autour d’un litige foncier à Limete. Madame Germaine Nyamfura Nunu affirme être la cible d’une tentative d’exécution d’un jugement qu’elle qualifie d’« inexistant ». Après vérification auprès du greffe du Tribunal de grande instance de Kinshasa/Matete, le document évoqué ne figurerait dans aucun registre officiel, selon les déclarations de la plaignante.
Selon ses déclarations, certaines personnes tenteraient de faire exécuter un prétendu jugement qui aurait été rendu par le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Matete. Or, après vérification officielle auprès du greffe, le Greffier divisionnaire du même tribunal aurait formellement attesté que ce jugement est inexistant dans les registres de l’institution judiciaire.
Pour Madame Nyafura, il s’agit d’un acte grave, qui porte atteinte non seulement à ses droits de propriété, mais également à l’intégrité du système judiciaire. « C’est une tentative manifeste de spoliation », s’indigne-t-elle, dénonçant une stratégie délibérée visant à la déposséder illégalement de son bien.
Il convient de rappeler que la propriétaire avait déjà été opposée à feu Monsieur Bombiko Justin dans plusieurs procédures judiciaires relatives à cette même propriété. D’après les décisions rendues à l’époque, toutes les actions intentées avaient été tranchées conformément à la loi, sans jamais remettre en cause ses droits légitimes sur la parcelle concernée.
Aujourd’hui, elle affirme que ce « faux jugement » serait l’œuvre de Madame Bomboko, fille du défunt, agissant avec des complices. Des accusations lourdes qui, si elles étaient avérées, constitueraient une atteinte grave à la sécurité juridique et à l’autorité de la chose jugée. Profondément choquée et déterminée à défendre ses droits, Madame Nyamfura en appelle solennellement à l’intervention urgente des autorités compétentes. Elle exige l’ouverture d’une enquête afin d’identifier les auteurs de cette présumée falsification et de mettre un terme définitif à toute tentative d’exécution d’un acte qu’elle qualifie de « pure invention ».
Au-delà de ce litige individuel, cette affaire soulève une question cruciale : celle de la protection des droits de propriété et de la crédibilité des décisions judiciaires dans la capitale congolaise. Pour la plaignante, il ne s’agit plus seulement d’un différend privé, mais d’un combat pour la vérité, la justice et le respect de l’État de droit.









