Le malaise grandit au sein des régies financières et les regards se tournent désormais vers un seul responsable : le ministre des Finances, Doudou Fwamba. Selon des sources concordantes au sein de la Direction Générale des Impôts (DGI), les agents sont privés de leurs primes de mobilisation de recettes depuis quatre mois. Ce blocage, jugé injustifié par le personnel, est la conséquence directe du refus du ministre de reverser la rétrocession légale de 5 % due à la régie après chaque exercice de collecte.
Une gestion qui asphyxie les « soldats des recettes«
Alors que la DGI remplit ses missions de mobilisation pour renflouer les caisses de l’État, le ministre Doudou Fwamba semble avoir coupé les vivres à l’institution. Cette quotité de 5 %, pourtant essentielle, est aujourd’hui bloquée au niveau de son cabinet. Les conséquences sont désastreuses :
- Motivation en berne : les agents et prestataires externes (dont l’IGF) sont privés de leur principale source de motivation ;
- Paralysie administrative : les chantiers de modernisation sont à l’arrêt et les frais de fonctionnement de la régie ne sont plus assurés ;
- Opacité financière : Malgré l’autonomie de la DGI, le cordon boursier reste serré par le ministre, plongeant la régie dans une précarité inédite.
Des méthodes de répression
Plus grave encore, des sources internes dénoncent des manœuvres visant à museler toute contestation. Le ministre est accusé d’avoir « mis dans sa poche » les organisations syndicales, expliquant leur silence assourdissant face à cette injustice. Une tentative de grève, amorcée début mars 2026, a été brutalement étouffée par les inspecteurs, sous pression de la hiérarchie.
En agissant de la sorte, Doudou Fwamba prend le risque de saboter lui-même l’appareil de collecte de l’État. En méprisant les droits des agents de la DGI, il fragilise la stabilité des finances publiques au profit d’une gestion dont les motivations réelles interrogent. La tension est à son comble et l’on se demande désormais jusqu’où le ministre compte tirer sur la corde avant que la machine fiscale ne s’arrête définitivement.
Misenge Elumba









