Clôturé jeudi 19 mars à Kinshasa, le tout premier Forum national des coopératives minières de la République démocratique du Congo marque un tournant décisif pour le secteur minier artisanal. Pendant trois jours, des acteurs venus de plusieurs provinces ont échangé, débattu et formulé des recommandations concrètes visant à lever les obstacles qui entravent le développement des coopératives minières.
Point d’orgue de ces assises : la création d’une Confédération nationale des coopératives minières, une structure appelée à fédérer les initiatives et à porter une voix commune, plus forte et plus influente, auprès des autorités et des partenaires du secteur.
Désigné pour diriger cette nouvelle organisation durant une période transitoire de six mois, Lucien Banza, du Lualaba, sera épaulé par Cédrick Pungwe du Haut-Katanga en qualité de premier vice-président. Dans une déclaration empreinte de détermination, le nouveau président a tenu à rassurer l’ensemble des acteurs.
« La mise en place de cette Confédération nationale n’est pas un simple aboutissement administratif, mais le début d’un véritable changement structurel dans notre manière d’organiser et de défendre les intérêts des coopératives minières. Nous voulons bâtir une plateforme crédible, capable de dialoguer efficacement avec l’État, les partenaires techniques et financiers, mais aussi de répondre aux attentes des exploitants artisanaux qui constituent le socle de notre secteur », a déclaré Lucien Banza, président de la Confédération.
Poursuivant sur cette dynamique, il a insisté sur l’importance de l’unité et de la responsabilité collective.
« Nous sommes conscients des défis énormes qui nous attendent, notamment en matière de formalisation, de transparence et d’accès aux marchés. Cependant, avec cette Confédération, nous avons désormais un cadre structuré pour mutualiser nos efforts, harmoniser nos pratiques et promouvoir une exploitation minière artisanale plus responsable, plus inclusive et génératrice de richesse pour nos communautés », a-t-il ajouté.
De son côté, Patient Bashombe Coordonnateur national de la DYCOD, n’a pas caché sa satisfaction face à la qualité des échanges et des recommandations issues du forum. Pour lui, ces travaux constituent une base solide pour impulser des réformes durables.
« Les résolutions adoptées à l’issue de ce forum traduisent une réelle prise de conscience des enjeux qui pèsent sur le secteur minier artisanal. Elles offrent une feuille de route claire pour améliorer la gouvernance des coopératives, renforcer leur crédibilité et favoriser leur intégration dans l’économie formelle. Il appartient désormais à chaque acteur de s’approprier ces recommandations afin de garantir leur mise en œuvre effective », a-t-il fait savoir.
Portés par cet élan nouveau, les participants regagnent leurs provinces respectives avec un sentiment d’espoir et une volonté affirmée de changement. L’ambition est claire : restructurer le secteur minier artisanal pour le rendre plus performant, plus organisé et plus bénéfique pour l’économie nationale.
Tous les regards sont désormais tournés vers la prochaine étape : la deuxième édition du forum, prévue en novembre prochain à Kolwezi, qui devra permettre d’évaluer les progrès réalisés et de consolider les acquis de cette première rencontre historique.
Patient MUKUNA









