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Kinshasa : la garde de Bestine Kazadi au cœur des bavures policières

Encore un cas de la bavure policière signalé à Kinshasa. Au matin de la journée du vendredi 9 mai 2025, un père de famille conduisant son fils à l’école s’est vu tabasser par les éléments de la police qui assurent la garde de la ministre déléguée en charge de la coopération régionale, internationale et de la francophonie, Bestine Kazadi, l’accusant de vouloir garer sa voiture devant la parcelle de la ministre située sur l’avenue colonel Ebeya à Gombe.

Témoin de l’événement, la population est montée au créneau pour dénoncer cet acte malveillant de la police qui pour certains, affirment que la police ne fait plus son travail qui consiste à protéger la population et ses biens.

« Nous avons assisté pour la énième fois au comportement abusif de la part des policiers qui tairnisent l’image de tout le corps de la PNC. Cet homme n’a rien fait de mal, il voulait éviter les embouteillages et il a essayé de garer un moment devant la personne de madame la ministre mais les gardes de Bestine Kazadi l’ont pris en mal. Ils ont commencé à intimider avec le braquage d’armes et les coups de gifles à ce père de famille qui s’est vu obliger d’assurer la sécurité de son fils et s’exposer lui même à la maltraitance des ces policiers mal instruits », alerte un témoin de l’évènement.

D’autres en revanche interpellent le corps de la police nationale congolaise.

« Je me demande si en quoi consiste vraiment le travail de la police envers la population? C’est déplorable ces actes des bavures, que les autorités policières renforcent les instructions dans la formation des éléments de la police. Ils ont le devoir de nous protéger pas de nous traiter de la sorte », a-t-il déclaré.

Au lendemain du drame, la ministre déléguée Bestine Kazadi s’est exprimée via son compte X (Twitter) en appelant les congolais à véhiculer le message avec toute objectivité. Toute fois, la patronne de la coopération régionale, internationale et de la francophonie condamne cet agissement en demandant à la justice à faire son travail pour condamner cet acte malfrat, car l’image de la police nationale congolaise perd sa crédibilité au vue des bavures policière récurrentes àKinshasa.

Michel kabeya

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