Le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, a appelé les autorités urbaines et locales de Kinshasa à assumer pleinement leurs responsabilités face à la montée de l’insécurité dans la capitale, particulièrement dans le district de la Tshangu.
Dans le cadre de son itinérance sécuritaire, le patron de la sécurité nationale a présidé, ce jeudi 7 mai, une réunion du Comité provincial de sécurité élargie aux Comités locaux de sécurité de quatre communes de la Tshangu, notamment N’djili, Masina, Nsele et Kimbanseke.

Cette rencontre stratégique a réuni plusieurs autorités politico-administratives et sécuritaires de la ville de Kinshasa, notamment les bourgmestres, chefs de quartiers et chefs de rues du district de la Tshangu. Au centre des échanges : le renforcement de la prévention, de la coordination des services de sécurité et l’amélioration de la gouvernance sécuritaire à la base.
Dans son intervention, le VPM de l’Intérieur a insisté sur la nécessité d’organiser régulièrement des réunions provinciales et locales de sécurité afin d’anticiper les menaces et d’assurer une réponse rapide et efficace face à la criminalité grandissante dans plusieurs communes de la capitale.

La réunion a également permis d’examiner les récentes attaques enregistrées contre la paroisse Saint-Théophile de Kimbanseke ainsi que la 23ᵉ Communauté Évangélique au Congo. Les responsables des deux confessions religieuses, notamment le curé de la paroisse catholique et le pasteur de l’Église protestante concernée, ont pris part aux discussions afin de faire entendre leurs préoccupations sécuritaires.
Face à la persistance des actes criminels dans la partie Est de Kinshasa, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango a instruit le gouverneur de la ville, Daniel Bumba, de convoquer dès la semaine prochaine une réunion mixte de sécurité regroupant les communes de la Tshangu.
Objectif, analyser en profondeur les menaces qui pèsent sur cette zone et définir des mesures urgentes pour restaurer l’autorité de l’État et rassurer les populations.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté du gouvernement congolais de renforcer la sécurité urbaine dans une ville confrontée à une recrudescence des actes de banditisme, d’attaques ciblées et d’insécurité communautaire.
Emmanuel KAMBA









