La Monusco tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme face à la détérioration dramatique de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans une déclaration publiée ce 9 mai 2026 à Kinshasa, la Mission onusienne condamne avec fermeté les attaques meurtrières ayant visé plusieurs populations civiles en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.
Selon cette Mission des Nations Unies, « des dizaines de civils ont été tués ces derniers jours » dans une série d’attaques enregistrées notamment dans les territoires d’Irumu, Djugu et Mambasa en Ituri, aux environs d’Oicha au Nord-Kivu ainsi que dans la chefferie des Bafuliru au Sud-Kivu.
Dans son communiqué, la Monusco exprime sa profonde inquiétude face à la persistance des violences qui continuent de frapper les populations civiles dans l’est du pays.
« Ces incidents démontrent une fois de plus la menace persistante que le conflit en cours fait peser sur les populations civiles dans l’est de la République démocratique du Congo », souligne la Mission.
La Monusco rappelle également que les attaques répétées contre les civils aggravent davantage la crise humanitaire et sécuritaire dans les zones touchées.
« La Monusco condamne toutes les attaques contre des civils, qui continuent d’aggraver l’insécurité, la peur et la vulnérabilité de communautés déjà durement affectées par le conflit », insiste le communiqué.
Outre les massacres signalés au sol, la Mission onusienne affirme suivre avec une « vive préoccupation » des informations faisant état de frappes aériennes et de bombardements survenus le 8 mai 2026 dans les localités de Kilolirwe et Mushaki, au Nord-Kivu. Ces bombardements auraient également causé des victimes civiles.
Face à cette situation, la Monusco appelle l’ensemble des parties prenantes au conflit à respecter strictement le droit international humanitaire et les droits humains.
« Toutes les parties ont l’obligation de protéger les civils, de respecter le droit international humanitaire, le droit international des droits de l’homme ainsi que les autres normes applicables du droit international, et de prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter les pertes civiles et les dommages aux biens de caractère civil », rappelle la Mission.
Par ailleurs, la Mission des Nations Unies réaffirme son exigence de justice pour les victimes et appelle à la fin immédiate des violences contre les populations civiles.« Les auteurs de violations du droit international humanitaire et d’atteintes aux droits humains doivent être traduits en justice », conclut la MONUSCO.
Alors que les violences continuent d’endeuiller l’est de la RDC, les appels de la communauté internationale se multiplient, mais sur le terrain, les populations civiles restent les premières victimes d’un conflit qui semble ne jamais finir.
Patient MUKUNA









