L’Association Tayari a élevé une vive protestation ce lundi 11 août contre ce qu’elle qualifie de « répression barbare » visant les travailleurs des entreprises COMILU et CRSG à Lwisha, territoire de Kambove, dans la province du Haut-Katanga.
Selon des témoignages concordants recueillis sur place, les forces armées, appuyées par la police et la Garde républicaine, seraient intervenues avec des tirs à balles réelles pour disperser une manifestation pacifique. Le bilan provisoire ferait état de plusieurs blessés graves.
« C’est inacceptable qu’au XXIe siècle, revendiquer son salaire ou de meilleures conditions de travail se solde par des balles dans la chair », a déclaré un responsable de Tayari ASBL.
Pour Tayari ASBL, il s’agit d’une atteinte flagrante aux droits fondamentaux, notamment au droit de grève, à la liberté d’expression et de manifestation. L’organisation dénonce « l’usage disproportionné de la force létale contre des manifestants non armés », et tient l’entreprise COMILU pour responsable d’avoir sollicité cette intervention violente.
« Nous exigeons que la lumière soit faite, que les coupables soient punis et que plus jamais, dans notre pays, on ne réprime dans le sang des travailleurs qui manifestent pacifiquement », a martelé le porte-parole de l’association
Face à cette situation, l’Association exige : la cessation immédiate des violences et le retrait des forces armées de la zone; l’ouverture d’une enquête indépendante et impartiale pour établir les responsabilités et le respect des droits socio-économiques légitimes des travailleurs.
« Le dialogue est la seule voie pour résoudre les conflits sociaux. Choisir la répression, c’est semer la colère et récolter l’instabilité », a conclu Tayari ASBL.
Tayari ASBL prévient que ce type de dérive sécuritaire constitue un « dangereux recul démocratique » et appelle la société civile, les syndicats et la communauté internationale à rester vigilants.
Emmanuel Kamba









