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FONAREV : 48.000 $/mois pour un DG, pendant que les victimes crient famine

Un vent de colère et d’indignation secoue l’opinion publique après les révélations fracassantes sur la rémunération du Directeur Général du Fonds National de Réparation des Victimes des Violences (FONAREV), Patrick Fata. Selon des sources concordantes, l’homme touche la somme faramineuse de 48.000 dollars par mois, sans compter les primes et avantages en nature. Une rémunération qui dépasse de loin celle des ministres, des députés nationaux, voire des présidents d’institutions de la République.

« C’est une véritable insulte au peuple congolais, une gifle à tous ceux qui peinent à vivre avec moins de deux dollars par jour », dénonce un analyste.

Le scandale ne se limite pas seulement au train de vie doré du patron du FONAREV. Sa légitimité même est remise en cause. Car, contrairement au Fonds Minier pour les Générations Futures (FOMIN) créé par décret-loi, le FONAREV n’a été institué que par un simple arrêté ministériel. « En d’autres termes, il s’agit d’un montage institutionnel bricolé, sans véritable assise légale, mais qui sert de canal de prédation », souligne un observateur averti.

Un détournement institutionnalisé

Pour rappel, le FONAREV capte 11% de la redevance minière destinée en principe à financer la réparation des victimes des conflits armés et des violences graves. Mais dans les faits, rien ne filtre sur l’utilisation réelle de ces ressources. Les victimes attendent toujours, pendant que des montants colossaux disparaissent dans les poches de quelques privilégiés.

« C’est une mécanique savamment pensée pour vider le FOMIN et priver les générations futures de leur droit à un développement durable », s’indigne un expert du secteur extractif.

Le régime Tshisekedi dans le viseur

Pour de nombreux observateurs, ce scandale illustre parfaitement les méthodes du régime Tshisekedi, accusé de multiplier des structures budgétivores et parallèles pour alimenter un système de détournement.

« Le FONAREV n’est pas une exception mais une pièce supplémentaire dans le puzzle de la prédation institutionnalisée. Au lieu de renforcer les organes existants, on crée des doublons coûteux, sans redevabilité, qui ne servent qu’à enrichir une élite au pouvoir », martèle un acteur de la société civile.

Un peuple pris en otage

Alors que le pays croule sous une pauvreté chronique, que les enseignants, médecins et fonctionnaires attendent des salaires décents, que les victimes de violences continuent de souffrir dans l’oubli, le train de vie d’un seul individu financé par la rente minière apparaît comme un scandale moral, politique et économique.

« Le Congo mérite mieux que d’être transformé en une caisse noire pour les proches du pouvoir. Ce fonds créé pour les victimes est aujourd’hui transformé en caisse noire », dénonce Maurice Kanku.

Ce scandale du FONAREV n’est pas seulement celui d’un DG payé comme un prince dans un pays de misère. C’est le symbole d’un système où l’État se fabrique des caisses parallèles pour légaliser le détournement. Tant que ce mode de gouvernance perdure, les générations futures continueront d’être sacrifiées sur l’autel d’un régime qui a choisi de protéger les privilèges d’une élite vorace plutôt que l’intérêt général.

Emmanuel Kamba

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