La province de la Tshopo a tourné une page importante de son histoire foncière. À Kisangani, le gouvernement provincial a officialisé ce samedi 22 novembre un accord de conciliation qui clarifie définitivement les limites des concessions forestières de Yainyongo, mettant un terme à des années de tensions et de confusions entre communautés locales. Cette démarche vise à restaurer la confiance, prévenir de nouveaux conflits et renforcer la cohésion intercommunautaire.
L’événement, largement suivi par les autorités coutumières, administratives et environnementales, marque l’aboutissement d’un long processus de dialogue initié pour ramener l’harmonie dans cette zone riche en ressources forestières.
« Les cartes validées pour les concessions forestières de Yainyongo-Romée et de Yainyongo ont été approuvées par toutes les parties prenantes. Elles traduisent fidèlement les limites coutumières et administratives reconnues par l’arrêté provincial du 14 juillet 2023 », a déclaré Didier Lomoyo Iteku, gouverneur intérimaire de la Tshopo.
Selon lui, cette validation met un terme à des divergences qui avaient souvent alimenté tensions et incompréhensions. La conciliation a été menée avec le concours des chefs coutumiers, des représentants des communautés locales, des services étatiques concernés, ainsi que des acteurs de la société civile engagés dans la gestion durable des forêts. Tous ont reconnu la nécessité d’un cadre clair pour une exploitation forestière qui respecte à la fois les traditions locales et la légalité administrative.
Les nouvelles cartes, désormais officielles, serviront de référence pour toute intervention future dans ces concessions, qu’il s’agisse de gestion forestière, de prévention des conflits ou de planification du développement local.
En clarifiant les frontières coutumières et administratives, le gouvernement provincial souhaite prévenir les conflits fonciers qui ont souvent fragilisé la coexistence pacifique entre communautés forestières. La démarche s’inscrit également dans les engagements nationaux de bonne gouvernance et de transparence dans le secteur forestier.
« Cette étape était indispensable pour garantir la cohésion sociale et protéger nos ressources naturelles », a souligné un représentant communautaire présent à la cérémonie, saluant un compromis “mûri et équilibré”.
Avec la validation de ces cartes, les autorités de la Tshopo projettent de poursuivre la mise en ordre du secteur forestier, notamment par le renforcement du contrôle, l’appui aux communautés locales et la promotion d’une gestion participative des forêts.
Cet accord de conciliation, désormais formalisé, ouvre la voie à un climat apaisé et à une exploitation forestière mieux encadrée dans les territoires concernés.
Emmanuel Kamba









