Le secrétaire général de Augustin Kabuya Tshilumba est monté au créneau pour répondre avec fermeté aux propos de Corneille Nangaa, accusé d’entretenir un discours à caractère tribal dans le débat politique congolais.
Au cours d’une conférence de presse, Augustin Kabuya a rejeté toute tentative de réduction de la gestion des institutions nationales à une logique ethnique, rappelant que plusieurs postes stratégiques de l’État ne sont nullement occupés par des ressortissants du Kasaï.
« L’Assemblée nationale n’est pas dirigée par un Kasaïen, le Sénat non plus. Le gouvernement n’est pas composé uniquement des Kasaïens. L’armée, la Police, la DGM, l’ANR… toutes ces institutions ne sont pas entre les mains des Kasaïens comme certains veulent le faire croire. Ceux qui veulent intoxiquer l’opinion avec des discours de division doivent arrêter de manipuler le peuple congolais », a déclaré Augustin Kabuya.
Le patron de l’UDPS estime que la République démocratique du Congo traverse une période où la cohésion nationale doit primer sur les calculs politiciens fondés sur les appartenances communautaires. Pour lui, le combat politique doit rester centré sur les idées et les projets de société, loin des dérives identitaires susceptibles de fragiliser l’unité nationale.
« Un homme politique normal ne peut pas se cantonner au tribalisme. On n’atteint pas un objectif politique en usant des discours ethno-tribaux. La politique doit unir les Congolais et non les opposer selon leurs provinces ou leurs tribus. Ceux qui empruntent cette voie montrent simplement leurs limites politiques », a-t-il martelé.
Face à la résurgence des discours à caractère tribal dans l’arène politique congolaise, la sortie d’Augustin Kabuya sonne comme une mise en garde contre les dangers de la division. Dans un pays construit sur sa diversité, le véritable combat politique ne peut se gagner ni par la stigmatisation ni par la haine identitaire, mais par la force des idées, la crédibilité des projets et la capacité à rassembler toute une nation derrière un destin commun.
Maxime MBUMBA









