Dans une sortie devant la presse ce mercredi 6 mai 2026, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a tenu à recentrer son discours sur deux axes majeurs, la finalité du pouvoir d’État et les conditions de tenue d’élections crédibles sur l’ensemble du territoire national. Un message à la fois politique et institutionnel, dans un contexte de fortes attentes autour du processus démocratique.
Avec un ton ferme, le Chef de l’État a insisté sur sa conception du service public, rejetant toute idée d’attachement au pouvoir pour le pouvoir lui-même.
« Je ne veux pas m’accrocher au pouvoir, je veux servir mon pays », a-t-il déclaré.
Une phrase qui se veut à la fois engagement politique et mise au point, dans un contexte où les débats sur la gouvernance et la transition démocratique restent particulièrement sensibles. Dans la même intervention, le Président a également conditionné la crédibilité du processus électoral à la participation de toutes les régions du pays, en particulier les zones longtemps touchées par l’instabilité.
« Pas d’élections sans le Nord et le Sud-Kivu », le Président Tshisekedi devant la presse ce mercredi 6 mai 2026.
Ce positionnement réaffirme la centralité de la question sécuritaire dans l’agenda politique national. En liant explicitement élections et inclusion des provinces de l’Est, le Chef de l’État envoie un signal clair : aucune légitimité électorale ne saurait être complète sans une représentativité territoriale totale.
Reste à savoir si ces déclarations, aussi fermes que symboliques, se traduiront en avancées concrètes sur le terrain politique et sécuritaire. Car au-delà des mots, c’est désormais la capacité de l’État à garantir à la fois l’unité du territoire et la crédibilité du processus démocratique qui sera scrutée, avec une exigence de résultats à la hauteur des engagements affichés.
Patient MUKUNA









