La tension politique monte autour des déclarations attribuées au gouverneur militaire du Nord-Kivu visant l’Honorable Crispin Mbindule. Réunis ce samedi 16 mai à Kinshasa, les combattants de l’UDPS Tshisekedi ont exprimé leur vive indignation face à ce qu’ils considèrent comme des « menaces » et des « tentatives d’intimidation » contre l’élu de Butembo.
Dans une déclaration au ton particulièrement offensif, ces militants ont dénoncé un comportement qu’ils jugent incompatible avec les principes démocratiques et la liberté d’expression garantie à tout acteur politique. Pour eux, les attaques visant le député national traduisent une volonté de faire taire une voix critique engagée dans la défense des intérêts de la population du Nord-Kivu.
« Nous disons clairement non aux intimidations, non aux menaces et non aux manœuvres visant à museler l’Honorable Crispin Mbindule. Cet élu du peuple a toujours porté la voix des sans-voix avec courage et détermination. Le gouverneur militaire doit comprendre que la démocratie ne se gouverne ni par la peur ni par les intimidations politiques. S’attaquer à Mbindule, c’est s’attaquer à toute une population qui croit encore à la vérité et à la justice », ont déclaré les combattants de l’UDPS Tshisekedi.
Les intervenants ont également qualifié de « grossiers mensonges » les propos attribués à l’autorité provinciale contre le député national. Selon eux, Crispin Mbindule reste l’un des rares élus à défendre ouvertement la vision du Président de la République Félix Tshisekedi dans une province secouée par l’insécurité.
« L’Honorable Crispin Mbindule veille avec responsabilité à l’application de la vision du Chef de l’État dans le Nord-Kivu. Ceux qui cherchent aujourd’hui à salir son image ou à l’intimider doivent savoir que le peuple reste vigilant. Nous appelons le gouverneur militaire à la retenue et au respect des institutions démocratiques. Les Congolais n’accepteront jamais que les voix qui dénoncent les dérives soient réduites au silence », ont-ils insisté.
Dans leurs revendications, les combattants de l’UDPS ont également appelé les autorités nationales à suivre de près cette situation qu’ils considèrent comme préoccupante dans un contexte sécuritaire déjà fragile à l’Est du pays.
Cette sortie musclée traduit la montée d’un climat de crispation politique autour de la gouvernance du Nord-Kivu. Derrière les mots durs et les accusations croisées, une fracture de plus en plus visible apparaît entre certains acteurs politiques et les autorités militaires provinciales, au risque d’alimenter davantage les tensions dans une région déjà sous haute pression.
Maxime MBUMBA









