L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) affiche désormais clairement ses ambitions de revisiter l’architecture institutionnelle de la République démocratique du Congo. Dimanche à Kinshasa, le secrétaire général et président a.i de l’UDPS, Augustin Kabuya, a réaffirmé avec fermeté la volonté de son parti de changer l’actuelle Constitution, dans un discours aux accents de combat politique et de fidélité totale au chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Devant les militants et cadres du parti présidentiel, Augustin Kabuya a défendu le retour à l’esprit de la Constitution élaborée lors de la Conférence nationale souveraine de 1992, qu’il considère comme l’une des expressions les plus consensuelles de l’histoire politique congolaise. Pour l’UDPS, cette démarche s’inscrit dans une volonté assumée de refonder les institutions et d’adapter le système politique aux réalités actuelles du pays.
« Nous devons reprendre la Constitution de 1992, rédigée sans pression par tous les Congolais lors de la Conférence nationale souveraine. Les travaux étaient dirigés par le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya. Le cardinal Ambongo doit en avoir une copie. Nous allons adapter cette Constitution à nos réalités », a déclaré Augustin Kabuya, dans une intervention qui relance avec force le débat sur la réforme constitutionnelle en RDC.
Dans un ton offensif et résolument engagé, le patron intérimaire de l’UDPS a également tenu à rassurer le président Félix Tshisekedi sur le soutien indéfectible de sa famille politique, alors que les discussions autour d’un éventuel changement constitutionnel continuent d’alimenter la scène politique congolaise.
« Soyez sans crainte, Monsieur le président Félix Tshisekedi. Nous sommes derrière vous », a martelé Augustin Kabuya, sous les applaudissements nourris des militants acquis à la cause du parti au pouvoir.
À travers cette sortie politique, l’UDPS affiche une détermination sans équivoque : celle d’ouvrir une nouvelle bataille institutionnelle, avec en toile de fond la volonté de remodeler le fonctionnement de l’État congolais.
Une posture qui risque d’intensifier les tensions politiques dans les prochains mois, alors que le spectre d’une révision constitutionnelle continue de diviser la classe politique et l’opinion publique en République démocratique du Congo.
Emmanuel KAMBA









