Le premier Congrès de l’Étude congolaise a officiellement ouvert ses portes ce mardi 26 mai 2026 à Mbuji-Mayi, dans l’amphithéâtre Tshisekedi Tshilombo de Université Officielle de Mbuji-Mayi.
Ce rendez-vous scientifique d’envergure réunit plusieurs personnalités du monde académique, scientifique et politique congolais autour du thème m, «Demain le Congo du troisième millénaire : conscience historique, gouvernance des savoirs et devenir national».
Une thématique qui place la réflexion intellectuelle et la recherche scientifique au centre des enjeux du développement de la République démocratique du Congo.
Dans son mot de bienvenue, le recteur de l’Université Officielle de Mbuji-Mayi, l’abbé Apolinaire Cibaka Cikongo, a insisté sur la portée historique de ces assises scientifiques, estimant qu’elles marquent un tournant décisif pour l’avenir intellectuel du pays.
« Ce premier congrès marque le début de la revanche du savoir sur le sol et le sous-sol. Pendant longtemps, notre pays a accordé plus de valeur à ses richesses minières qu’à ses ressources intellectuelles. Pourtant, le savoir est aussi un pouvoir. C’est par l’intelligence, la recherche et la science que la RDC pourra véritablement construire son avenir et répondre durablement aux défis auxquels elle est confrontée », a déclaré le recteur de l’UOM.

Prenant la parole à son tour, le président de Académie congolaise des sciences, le professeur Jean-Jacques Muyembe, est revenu sur l’historique de cette institution scientifique ainsi que sur son engagement en faveur de la recherche congolaise.
« L’Académie congolaise des sciences a été créée pour accompagner le pays dans la recherche de solutions scientifiques adaptées à nos réalités. Nous devons continuer à produire une science capable d’apporter des réponses concrètes aux nombreuses préoccupations de notre société. Le Congo a besoin d’universitaires et de chercheurs qui réfléchissent pour le peuple et avec le peuple », a-t-il affirmé.
Le Directeur de Institut Congolais d’Études Avancées, le professeur Isidore Ndayiwelè, a quant à lui expliqué l’importance de cette initiative qui, selon lui, vise à replacer l’étude et la réflexion scientifique au cœur des priorités nationales.
« Ce congrès vient combler un vide qui a longtemps handicapé notre société : celui de penser l’étude elle-même et de lui redonner sa place centrale. Nous voulons adapter le savoir aux réalités congolaises afin que la recherche puisse mieux répondre aux préoccupations sociales, économiques et politiques de notre pays », a soutenu le professeur Isidore Ndaywzl.

Présent à cette cérémonie, le gouverneur de province a rendu hommage au Chef de l’État pour sa vision de modernisation de l’enseignement supérieur en RDC, saluant particulièrement les investissements réalisés à l’Université Officielle de Mbuji-Mayi.
« Les infrastructures modernes dont bénéficie aujourd’hui l’Université Officielle de Mbuji-Mayi traduisent la volonté du Président de la République de rebâtir l’université congolaise et de promouvoir l’excellence académique. Cette dynamique doit permettre à notre jeunesse d’étudier dans des conditions dignes et compétitives », a-t-il déclaré.
C’est finalement le président du Conseil d’administration de l’Université du Congo, le professeur Malubungi, qui a procédé à l’ouverture officielle des travaux du congrès. La première journée a également été marquée par plusieurs interventions en panel. La première communication, présentée par le Directeur de cabinet adjoint du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, a porté sur les priorités gouvernementales liées à la sécurité, à la citoyenneté et au rétablissement de l’autorité de l’État.

La deuxième intervention a été assurée par le professeur Kishiba, recteur de Université de Lubumbashi, autour de l’intégration internationale de la RDC à travers l’économie intelligente et la séquestration carbone.
Prévu du 26 au 29 mai 2026, ce premier Congrès de l’Étude congolaise ambitionne de jeter les bases d’une nouvelle dynamique intellectuelle en RDC, en réunissant chercheurs, universitaires et décideurs autour des grandes questions liées au devenir national.
Richard KAYEMBE KASONGO









