Le gouvernement congolais veut passer à la vitesse supérieure dans la lutte contre la fraude minière. Le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, a présidé ce jeudi 28 mai une réunion stratégique de la Commission nationale de lutte contre la fraude minière, réunissant plusieurs membres du gouvernement et experts sectoriels autour d’un même objectif, celui de mettre fin aux exploitations illégales qui privent l’État et les populations congolaises des bénéfices de leurs ressources naturelles.
Autour de la table figuraient notamment le Ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa, le ministre des Mines, Louis Watum, un représentant du ministère de la Défense ainsi que plusieurs spécialistes du secteur minier.
Cette rencontre de haut niveau a permis d’évaluer les mécanismes à renforcer pour freiner l’expansion des réseaux de fraude et restaurer l’autorité de l’État sur les zones minières sensibles.Au cœur des échanges : la sécurisation des sites miniers, la gestion progressive de l’occupation illégale de certaines concessions par des militaires ainsi que l’engagement de poursuites judiciaires rigoureuses contre les auteurs de fraude. Le gouvernement entend désormais combiner actions sécuritaires, contrôle administratif et réponses judiciaires pour assainir durablement le secteur.
Jacquemain Shabani a également annoncé le déploiement imminent d’équipes d’experts sur le terrain. Ces missions auront pour tâche de vérifier la légalité des opérations minières, mais aussi d’évaluer leur impact environnemental dans plusieurs zones d’exploitation affectées par des pratiques incontrôlées.

À travers cette coordination interministérielle, l’exécutif congolais affiche sa volonté de reprendre le contrôle d’un secteur stratégique longtemps fragilisé par les circuits clandestins et les intérêts mafieux. Pour le gouvernement, il s’agit non seulement de protéger les ressources nationales, mais aussi de garantir que les richesses minières profitent réellement au développement du pays et aux populations congolaises.
Cette offensive marque ainsi un nouveau tournant dans la politique de gouvernance minière impulsée par le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans un contexte où la question de la traçabilité des minerais et de la souveraineté économique demeure au centre des enjeux nationaux.
Emmanuel KAMBA









