Le sénateur Célestin Vunabandi est monté au créneau pour répondre à une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux et qui l’accuse, ainsi que certains notables hutus du Nord-Kivu, d’entretenir des liens avec la rébellion de l’AFC-M23 et d’être impliqués dans diverses manœuvres liées à la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué rendu public par sa cellule de Communication et Presse, l’élu du Nord-Kivu rejette catégoriquement l’ensemble de ces accusations qu’il qualifie de fausses, malveillantes et sans fondement.
« Il n’a jamais entretenu de relation de complicité avec l’AFC-M23, ni avec une quelconque force hostile à la République Démocratique du Congo. Il a, au contraire, toujours dénoncé publiquement les agissements du M23 et de ses soutiens, position qui lui aurait valu des représailles, notamment la confiscation et l’occupation illégale de certains de ses biens au Nord-Kivu », affirme le communiqué.
Le sénateur réfute également les allégations faisant état d’une implication dans des déplacements supposés de certaines personnalités vers la MONUSCO ou vers Kigali. Il insiste sur le fait que les faits relayés dans la vidéo ne reposent sur aucune preuve crédible.
« L’Honorable Vunabandi n’a jamais mandaté, facilité ni organisé le déplacement d’une quelconque personnalité auprès de la MONUSCO ou vers une quelconque destination. Il n’a jamais conduit le Président honoraire de la Communauté hutu du Nord-Kivu, monsieur Emmanuel Gashamba à Kigali, contrairement aux insinuations relayées dans ladite vidéo », précise la même source.
Tout en rappelant qu’il a été élu sénateur indépendant et non sous l’étiquette d’un parti dénommé ACM, Célestin Vunabandi estime que cette campagne vise à porter atteinte à son honneur et à semer la division dans un contexte déjà marqué par les tensions sécuritaires dans l’Est du pays.
Selon lui, cette offensive médiatique cherche également à discréditer certains notables hutus du Nord-Kivu et à alimenter des tensions communautaires inutiles. Il appelle ainsi les médias, les autorités compétentes et l’opinion publique à faire preuve de prudence face aux informations diffusées sur les réseaux sociaux sans vérification préalable.
Le sénateur annonce par ailleurs qu’il se réserve le droit de saisir les juridictions compétentes pour diffamation, dénonciation calomnieuse, atteinte à l’honneur et propagation de fausses informations.
Réaffirmant son attachement à l’unité nationale, à la paix et à la défense des intérêts supérieurs de la République démocratique du Congo, Célestin Vunabandi exhorte ses sympathisants et l’ensemble de la population à garder leur calme et à privilégier les voies légales pour faire éclater la vérité.
Alors que les réseaux sociaux sont devenus un terrain privilégié de la guerre de l’information autour du conflit dans l’Est de la RDC, cette mise au point du sénateur Vunabandi illustre les tensions croissantes entre communication politique, sécurité nationale et lutte contre la désinformation.
Ben AKILI









