Vingt jours après la résurgence de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo, le gouvernement affiche un optimisme prudent. Lors d’un briefing de presse animé ce jeudi aux côtés du ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, a présenté un état des lieux de la situation sanitaire tout en mettant en avant les progrès réalisés dans la prise en charge des patients.
Selon les chiffres communiqués par le ministre, la RDC totalise actuellement 381 cas cumulés de la maladie, répartis dans 25 zones de santé affectées à travers trois provinces.
« Depuis l’apparition de cette nouvelle épidémie d’Ebola, nous avons enregistré 381 cas cumulés. Au total, 25 zones de santé sont touchées, dont 17 en Ituri, 7 au Sud-Kivu et une au Nord-Kivu », a déclaré Roger Kamba.
L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie avec 381 cas recensés et 63 décès. Le Nord-Kivu compte pour sa part 19 cas et 13 décès, tandis que 233 patients sont actuellement pris en charge dans différents centres de santé.
Le ministre de la Santé a tenu à rassurer l’opinion en soulignant que la souche actuellement en circulation présente une létalité moins élevée que la redoutable souche Zaïre, responsable des précédentes flambées meurtrières.
« Cette souche d’Ebola n’est pas aussi dangereuse que la souche Zaïre. Nous enregistrons actuellement un taux de guérison d’environ 17 %. Aujourd’hui, nous sommes en mesure de donner des chiffres exacts concernant cette résurgence, nous sommes à 381 cas cumulés et non à 1 000 cas comme cela a été avancé. Plus les cas sont signalés tôt, plus les chances de survie sont élevées », a expliqué Roger Kamba.

Pour les autorités sanitaires, l’identification précoce des malades demeure un élément clé de la stratégie de riposte, permettant d’améliorer les chances de guérison et de limiter les chaînes de transmission. Face à l’absence d’un vaccin spécifique contre cette nouvelle souche, le gouvernement mise sur le respect rigoureux des mesures préventives.
« Nous poursuivons les recherches pour trouver un vaccin contre cette nouvelle épidémie. Cependant, nous recommandons à la population congolaise de se laver régulièrement les mains. Ce geste, bien que simple, demeure très efficace pour limiter la propagation de la maladie », a insisté le ministre.
Au-delà des statistiques et des efforts déployés sur le terrain, les autorités rappellent que la lutte contre Ebola se gagnera également grâce à la vigilance collective. Dans un contexte où la maladie continue de circuler, chaque geste préventif peut contribuer à sauver des vies et à consolider les progrès déjà enregistrés.
Michel KABEYA









