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RDC : Isaac Mukendi plaide pour une nouvelle République et remet en cause l’architecture institutionnelle actuelle

La question de la réforme constitutionnelle continue d’alimenter le débat politique en République démocratique du Congo. Isaac Mukendi, bourgmestre adjoint de la commune de Limete et cadre de l’UDPS/Tshisekedi, estime que l’actuelle Constitution constitue un frein au bon fonctionnement des institutions et au développement du pays.

S’exprimant sur l’organisation du pouvoir entre le centre et les provinces, il a défendu l’idée d’un renforcement de l’autorité de l’exécutif central sur les entités décentralisées.

« Je suis de ceux qui pensent que toutes les autorités, ou tous les animateurs des entités provinciales et même des entités territoriales décentralisées, devraient être nommés par le président de la République », a déclaré Isaac Mukendi.

Selon lui, les gouverneurs, bourgmestres et autres responsables territoriaux représentent avant tout le pouvoir central et devraient, à ce titre, tirer leur légitimité directement de l’exécutif national. Toutefois, il reconnaît que cette vision se heurte aux dispositions actuelles de la Constitution, notamment à l’article 220 qui protège certaines matières jugées intangibles.

Pour contourner cet obstacle juridique, le responsable politique propose une refonte en profondeur du système institutionnel congolais à travers l’avènement d’une nouvelle République.

« Il faudrait qu’on migre carrément vers une autre République où les choses sont bien claires, où ceux qui sont les autorités exécutives doivent émaner des autorités exécutives supérieures, et que cela permette au pays de se développer sur un format beaucoup plus souple que celui-ci », a-t-il soutenu.

Cette sortie relance un débat sensible sur l’avenir des institutions congolaises, alors que toute réflexion autour de la révision ou du changement de Constitution suscite régulièrement des réactions contrastées au sein de la classe politique et de l’opinion publique.

En toile de fond, c’est la question de l’équilibre entre décentralisation et centralisation du pouvoir qui refait surface, avec des implications majeures pour l’organisation de l’État congolais et le fonctionnement de sa démocratie.

Grâce MUKOJ

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