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« Rien ne justifie ces comportements » : Ensemble pour la République dénonce une campagne de harcèlement politique contre Katumbi

Le climat politique se tend à nouveau en République démocratique du Congo (RDC) après une perquisition controversée menée le 17 mai 2025 dans les propriétés de Moïse Katumbi à Kashobwe, dans le Haut-Katanga. Le parti Ensemble pour la République, dirigé par l’ancien gouverneur du Katanga, dénonce « une opération illégale, menée sans mandat » et évoque un nouveau chapitre dans ce qu’il qualifie d’ »acharnement politique ».

Dans un communiqué publié ce 19 mai, le parti affirme que les services de sécurité ont ciblé un bateau appartenant à Katumbi, suspecté d’avoir navigué vers Mulonde. Mais selon Ensemble pour la République, « le bateau n’a pas été déplacé durant cette période« , et aucune preuve ne viendrait étayer les soupçons formulés à l’encontre de leur président.

« Quelle est donc l’infraction présumée ? », s’interroge le texte, pointant l’absence de fondement légal à cette intervention. Le parti y voit une nouvelle tentative « d’intimidation » destinée à éloigner Moïse Katumbi du jeu politique, à un moment crucial pour l’avenir démocratique du pays.

Ce n’est pas la première fois que les partisans de Katumbi dénoncent des actes de pression. Ensemble pour la République évoque une « série d’incidents arbitraires », dont la perquisition à la Ferme Futuka le 26 avril dernier, ou encore l’irruption d’agents dans l’Académie sportive Katumbi à Kipushi, traumatisant des jeunes athlètes sur place.

En remontant plus loin, le parti rappelle une présence militaire non justifiée à Mulonde en octobre 2024, un bouclage de la commune de Kashobwe en janvier 2024, ainsi qu’une perquisition « illégale » à Kinshasa en juin 2023. Autant d’actions qui, selon Ensemble pour la République, « relèvent davantage de pratiques autoritaires que d’un État de droit ».

« Ces actes de barbarie mettent en péril les fondements mêmes de notre démocratie », affirme le communiqué. Le parti appelle à la fin de la « banalisation des droits fondamentaux » et exige que les responsables soient identifiés et traduits devant la justice.

En réponse à cette série d’actions qu’il juge « orchestrées par des cercles hostiles au pluralisme démocratique », Ensemble pour la République interpelle les institutions congolaises et la communauté internationale. « Nous en appelons aux garants de la loi pour mettre fin à ces violations répétées de la Constitution« , peut-on lire.

Le parti fait référence à l’article 64 de la Constitution congolaise, soulignant que « tout Congolais a le devoir de faire échec à toute personne ou groupe qui exerce le pouvoir en violation de la loi ». Une manière d’encourager la population à rester vigilante face à ce qu’il considère comme une dérive autoritaire.

Malgré ces tensions, Ensemble pour la République réaffirme son attachement à une lutte « pacifique et légale ». « Le respect de la Constitution ne doit jamais être négocié », déclare le secrétaire général Dieudonné Bolengetenge, en concluant que « la résistance devient un impératif constitutionnel ».

Face à ces accusations graves, l’avenir politique de Moïse Katumbi semble à nouveau menacé, mais son parti assure qu’il « continuera à défendre les idéaux démocratiques, malgré les intimidations ». Une déclaration qui sonne comme un appel à la résilience politique, dans un contexte de plus en plus préoccupant pour l’état de droit en RDC.

CKK

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