La révélation fait l’effet d’une onde de choc. Devant les élus nationaux, le ministre intérimaire de l’Industrie, Justin Kalumba Mwana-Ngongo, a exposé une réalité troublante, d’importantes créances détenues par des opérateurs congolais freinent lourdement les ambitions de relance industrielle du pays.
Selon les révélations faites à l’Assemblée nationale, certaines entreprises ou clients du Fonds de Promotion del’Industrie, cumulent des dettes atteignant jusqu’à 300 millions de dollars américains. Un manque à gagner considérable pour un pays en quête de relance industrielle.
« À ce jour, le FPI compte des clients dont les dettes remontent jusqu’à 300 millions de dollars. Pendant que nous multiplions les démarches pour rechercher des financements à l’extérieur, ce sont pourtant des Congolais eux-mêmes qui détiennent ces fonds et refusent de s’acquitter de leurs obligations », a déclaré Justin Kalumba Mwana-Ngongo.
Face à cette situation jugée intenable, le gouvernement annonce une opération de recouvrement forcé d’envergure, destinée à récupérer ces fonds vitaux pour la survie et la relance des industries nationales. Le ministre a lancé un appel clair au soutien institutionnel et politique pour mener cette offensive jusqu’au bout.
« Nous sollicitons l’appui de l’Assembléenationale, car nous sommes engagés dans une opération de recouvrement forcé que nous voulons mener avec rigueur et détermination. Il est impératif de récupérer ces ressources indispensables au développement de nos industries. Dans un souci de transparence, nous allons transmettre la liste exhaustive des débiteurs ainsi que les montants dus », a-t-il indiqué.
La promesse de publier une liste détaillée des débiteurs marque un tournant vers plus de transparence, mais aussi une pression directe sur les concernés. Une démarche qui pourrait provoquer des remous dans les milieux économiques nationaux.
Cette opération de recouvrement s’annonce comme un test grandeur pour l’État congolais, car sa capacité à faire respecter les obligations financières internes pourrait redéfinir la confiance des partenaires et investisseurs.
Au-delà d’une simple opération financière, l’offensive engagée par Justin Kalumba Mwana-Ngongo apparaît comme un tournant stratégique pour rétablir l’ordre et la discipline dans la gestion des ressources publiques. En soutenant ce recouvrement, l’État ne fait pas que réclamer son dû. Il réaffirme la primauté de la loi et redonne au Fonds de Promotion de l’Industrie les moyens d’accomplir sa mission.
Cette démarche, si elle est menée avec rigueur et transparence, pourrait marquer le début d’une nouvelle ère, celle où l’impunité économique recule et où les institutions reprennent enfin le contrôle de leur destin financier.
Ben AKILI









