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RDC : levée des immunités de Kabila, Séraphin Umba recommande un traitement rigoureux du dossier par le Sénat

Le réquisitoire visant la levée des immunités de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, continue de dominer l’actualité en République démocratique du Congo. Après la mise en place d’une commission spéciale par le Sénat pour une étude approfondie du dossier, Maître Séraphin Umba, cadre du parti UDPS/Kibassa et directeur de cabinet au ministère des Postes, Télécommunications et du Numérique, a appelé ce lundi 19 mai 2025 à Kinshasa, les sénateurs à traiter cette question avec rigueur et orthodoxie, en vue d’aboutir aux décisions appropriées.

Selon cet analyste politique, il est important que les Congolais évitent toute polémique et laissent la chambre haute du Parlement accomplir son travail en toute indépendance. Il estime que le Sénat doit suivre de près cette affaire et évaluer objectivement si Joseph Kabila doit continuer à bénéficier ou non des immunités, en tenant compte de son comportement pendant et après l’exercice du pouvoir. Si les faits démontrent une quelconque culpabilité, la levée des immunités serait justifiée, comme le réclame une grande partie de la population congolaise.

Séraphin Umba souligne également que ce réquisitoire contre un ancien président constitue une première dans l’histoire politique de la RDC. Il appelle les responsables politiques à exercer leurs fonctions avec une moralité irréprochable, au-delà des seules protections juridiques ou constitutionnelles. Il considère que les hommes politiques ne doivent pas se sentir éternellement protégés lorsqu’ils agissent pour des intérêts personnels au détriment du bien commun. Pour lui, il est essentiel de promouvoir les bonnes mœurs politiques, car dans d’autres pays, la notion d’immunité absolue est désormais dépassée. Toute personne ayant mal gouverné devrait être redevable de ses actes.

Les Congolais attendent donc avec impatience le verdict final du Sénat concernant le sort de l’ancien président Joseph Kabila, cité par le ministère de la Justice et Garde des Sceaux dans plusieurs accusations, notamment son implication présumée dans les activités du groupe rebelle M23/AFC, des faits de trahison contre la nation, et bien d’autres encore.

Rappelons que ce mardi 20 mai, le bureau du Sénat congolais a lancé une invitation convoquant Joseph Kabila, à une séance de travail. Celui-ci devra s’expliquer devant la Commission spéciale installée, sur les faits qui lui sont reprochés. Wait and see, attendons voir disent les anglais !

Michel Kabeya

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