Un nouvel élan est donné à l’éducation primaire dans le Kasaï-Oriental. Le Projet d’amélioration de la qualité de l’enseignement primaire (PEQIP), financé par le Partenariat mondial pour l’Éducation et mis en œuvre sous la supervision de la Banque mondiale, a été officiellement lancé mercredi 9 juillet à Mbujimayi.
Ce programme ambitieux vise à renforcer l’accès, améliorer la qualité de l’enseignement et promouvoir une meilleure gouvernance scolaire dans une province où le secteur éducatif fait face à de nombreux défis.
Présidant la cérémonie de lancement, le gouverneur ad intérim, Augustin Kayemba Mulemena, a reconnu les faiblesses qui freinent l’apprentissage dans la région. C’est notamment, le manque d’infrastructures adéquates, la pénurie de matériel pédagogique et l’insuffisance de formation des enseignants. Il a annoncé des mesures concrètes, notamment la réhabilitation des écoles et la formation continue du personnel enseignant.
« L’éducation est l’affaire de tous. Ce projet ne portera ses fruits que si nous nous approprions collectivement ses objectifs », a-t-il déclaré, appelant à une mobilisation de toutes les forces vives.
Le PEQIP accorde une attention particulière aux enfants vulnérables, avec un accent sur les filles et ceux résidant en milieux ruraux, souvent les plus marginalisés du système éducatif.
La cérémonie a réuni plusieurs membres du gouvernement provincial, des responsables du secteur éducatif, des délégués du ministère national de l’Éducation, ainsi que des représentants de la société civile, du comité provincial de sécurité et des entités territoriales décentralisées.
Ce projet s’inscrit dans une stratégie nationale de redressement du secteur éducatif, soutenue par des partenaires techniques et financiers, avec pour ambition de transformer durablement les conditions d’apprentissage dans le pays.
Félix Ilunga









