Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a rappelé l’importance stratégique de l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (Anser), à l’occasion du briefing spécial marquant les cinq ans d’existence de cette structure. Créée pour relever le défi de l’accès universel à l’électricité, Anser représente, selon lui, un levier capital pour valoriser le potentiel énergétique de la République démocratique du Congo.
« Pourquoi Anser a été créée ? C’est justement pour profiter de tout ce que la RDC possède comme potentiels afin de donner de l’électricité aux Congolais, où qu’ils se trouvent », a déclaré Patrick Muyaya devant la presse.
Depuis sa création en 2020, l’Anser se donne pour mission de pallier le manque d’accès à l’électricité dans les zones rurales et périurbaines, où plus de 70 % de la population congolaise vit encore dans l’obscurité.
Le ministre Muyaya a insisté sur le rôle de catalyseur qu’assume l’Agence dans la transformation énergétique du pays.
« Nous ne pouvons pas parler de développement si nos populations n’ont pas accès à l’électricité. C’est une question de dignité, de santé, d’éducation, et même de sécurité », a-t-il souligné.

En cinq ans, l’Anser a déjà lancé plusieurs projets pilotes d’électrification par des systèmes solaires hybrides et hors réseau, notamment dans les provinces du Kasaï, du Haut-Uélé, de l’Équateur et du Kongo Central. Des milliers de ménages, de centres de santé et d’écoles ont pu bénéficier d’un accès à une énergie propre et durable.
Pour le gouvernement, l’Anser est également un outil de décentralisation énergétique, destiné à réduire la dépendance des provinces aux réseaux nationaux vétustes ou inexistants.
« Le président de la République a toujours insisté sur ses ambitions. Aucune province ne doit être laissée pour compte. Grâce à Anser, même les villages les plus reculés peuvent espérer être électrifiés », a martelé Muyaya.
Et de conclure :
«L’électricité, ce n’est pas un luxe. C’est une urgence pour des millions de Congolais. Ensemble, nous devons faire en sorte que la lumière arrive enfin là où elle n’est jamais allée.»
Toutefois, le ministre n’a pas éludé les défis auxquels l’agence fait face, notamment l’insuffisance des financements, lenteur dans la mise en œuvre de certains projets, et complexité des partenariats public-privé.
B.A









