Le couperet judiciaire s’abat sur une vingtaine de prévenus accusés de terrorisme en RDC. Le ministère public a requis, jeudi 17 juillet, des peines sévères allant de 5 à 20 ans de servitude pénale, lors d’une audience foraine du tribunal militaire tenue au camp Lufungula, dans le nord de Kinshasa.
Dans une salle d’audience exceptionnellement installée en plein air, le magistrat du parquet militaire n’a pas mâché ses mots. Devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Gombe, il a dressé un réquisitoire implacable contre les vingt personnes poursuivies pour des faits de terrorisme et d’extorsion.
« Qu’il plaise à votre tribunal de dire établis en fait comme en droit les faits mis à charge des prévenus devant vous. De les déclarer coupables de l’infraction de terrorisme et de les condamner », a-t-il déclaré.
Parmi les accusés, deux noms ont particulièrement retenu l’attention : Bikoko Dubaï et Shamba Ndongo, contre lesquels le ministère public a requis 20 ans de servitude pénale sans circonstances atténuantes, pour avoir extorqué des biens de valeur. Le magistrat a en outre sollicité que ces prévenus soient condamnés aux frais d’instance, tels que fixés par le greffier, et à toute autre peine que le tribunal jugera équitable.
Les dix-huit autres coaccusés risquent des peines allant de 5 à 15 ans de prison ferme, selon leur degré d’implication dans les actes reprochés. Le verdict est attendu dans les jours à venir, dans une affaire qui secoue l’opinion publique par son caractère sensible.
Cette audience foraine s’inscrit dans une volonté des autorités judiciaires de rapprocher la justice du peuple et de traiter en toute transparence les dossiers liés à la sécurité nationale.









