L’organisation de la société civile CASMIA-G ASBL se dit préoccupée par les enjeux entourant le récent accord de principe signé le 17 juillet à Kinshasa entre la République Démocratique du Congo et l’entreprise américaine Kobold Metals, accord portant sur trois axes clés : la numérisation des données géologiques, l’exploitation minière via des technologies de pointe, et le développement d’un projet de lithium dans le territoire de Manono, plus précisément dans la chefferie Bakongolo.
Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 18 juillet, CASMIA-G dit prendre acte de cet accord mais appelle les parties à respecter scrupuleusement le Code minier congolais, en particulier dans ses dispositions relatives à la transparence, à la participation communautaire et à la protection de l’environnement.
« Il ne faut pas répéter les erreurs du passé. Nos ressources minières ne doivent plus être bradées. Chaque gramme de lithium, chaque hectare de terre, doit profiter d’abord aux Congolais », a souligné l’organisation.
CASMIA-G ASBL insiste sur la participation active des communautés locales dans toutes les étapes du projet, via des consultations publiques, comme l’exige la loi. Elle exhorte également Kobold Metals à travailler en synergie avec les organisations de la société civile expérimentées dans le secteur minier pour garantir une gouvernance responsable.
L’organisation s’adresse enfin aux autorités locales de Bakongolo et aux habitants du territoire de Manono, les invitant à se mobiliser pour tirer pleinement profit de cette nouvelle opportunité économique, dans le respect de leurs droits et de leurs terres.
CASMIA-G conclut en demandant au gouvernement congolais de rendre public le contenu de l’accord, conformément à l’article 7 ter et 7 quater du Code minier, afin de garantir la transparence et la redevabilité.
B.A









