La technologie électorale en République démocratique du Congo soulève autant d’espoirs que d’inquiétudes. C’est ce qui ressort de la présentation de la Note d’analyse n°5 lors de la clôture de l’atelier sur les « Technologies électorales en RDC », organisé par Ebuteli, l’Institut congolais de recherche, vendredi à Kinshasa.
Ce document, fruit du travail de l’expert Jean-Baptiste Ndundu, met en lumière les zones d’ombre entourant l’usage croissant des innovations numériques dans les processus électoraux congolais.
« Cette note s’adresse aux parties prenantes du processus électoral engagées dans la promotion et la protection des droits des électeurs. Elle identifie les droits respectés, mais surtout ceux ignorés face aux technologies utilisées, tout en proposant des mécanismes concrets pour garantir et promouvoir ces droits », a déclaré M. Ndundu.
Au cœur de cette réflexion : la protection des données personnelles, la transparence dans les opérations de vote, l’accessibilité des dispositifs électroniques, et la confiance du public dans les résultats issus de processus numérisés.
L’atelier a réuni des experts, des représentants d’institutions électorales, de la société civile, et des observateurs indépendants. Tous ont reconnu que si les technologies électorales offrent un potentiel réel d’amélioration du système, elles comportent également des risques de marginalisation, de manipulation et d’opacité, en particulier dans un environnement politique fragile.
Ebuteli recommande une gouvernance inclusive et transparente de ces outils, un cadre légal renforcé, et un contrôle citoyen accru pour éviter que l’innovation ne devienne un instrument de régression démocratique.
Grâce Mukoj









