Le ministère provincial de la Santé publique, Hygiène et Prévention sociale de Kinshasa a décidé de frapper fort. Dans un communiqué officiel publié ce lundi 28 juillet 2025, il interdit strictement l’exposition des personnes malades sur la voie publique notamment dans les carrefours, ronds-points et autres places publiques sous prétexte de solliciter une aide financière pour les soins.
Cette pratique, de plus en plus fréquente dans certains quartiers de la capitale, est désormais considérée comme une atteinte à la dignité humaine. Le ministère invoque à ce titre l’article 16 de la Constitution congolaise, qui garantit à toute personne le respect de sa dignité, même en situation de vulnérabilité.
« Les malades ne doivent plus être transformés en objets de compassion commerciale », insiste l’autorité provinciale.
Le communiqué appelle tous les responsables et proches de ces malades à les transférer vers les structures sanitaires compétentes, réparties dans les différentes zones de santé de Kinshasa, afin qu’ils y bénéficient d’une prise en charge adéquate et humaine.
Des sanctions lourdes pour les contrevenants
La note ministérielle avertit également que tout contrevenant à cette interdiction s’expose à des sanctions sévères prévues par la législation en vigueur. Une peine lourde sera infligée à toute personne qui violerait cette disposition légale, a précisé le ministère, rappelant que nul n’est au-dessus de la loi.
Dans cette optique, les forces de l’ordre ont été instruites de faire appliquer cette mesure de manière stricte, afin de mettre fin à cette pratique jugée inacceptable pour l’image de la capitale.
Une décision saluée, mais appel à des solutions sociales durables
Si la décision est accueillie favorablement par une frange de la population qui y voit une mesure de salubrité morale et urbaine, certains acteurs de la société civile appellent tout de même à des alternatives sociales plus inclusives, soulignant que cette pratique est souvent le reflet d’un système de santé inégalitaire et d’une pauvreté extrême.
Voilà l’intégralité du communiqué

Michel Kabeya









