C’est ce mardi 29 août 2025 que s’est ouvert, dans la capitale congolaise, un colloque international d’envergure consacré à la reconnaissance des génocides commis sur le territoire de la République Démocratique du Congo (RDC).
Placée sous l’égide de la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Safi Shembo, cette rencontre scientifique et mémorielle s’inscrit dans une dynamique de justice, de mémoire collective et de réparation.
Organisé conjointement par la Commission interministérielle d’accompagnement des victimes des atrocités récurrentes (CIA-VAR) et le Fonds national des réparations des victimes liées aux conflits (Fonarev), ce colloque réunit, jusqu’au 31 août, un panel d’experts nationaux et internationaux, de chercheurs, de juristes, de représentants d’universités et de survivants des conflits.
« Ce colloque vise à interroger notre histoire douloureuse, à documenter les faits, et à faire avancer la question de la reconnaissance juridique et politique des génocides perpétrés en RDC », a déclaré la ministre Safi Shembo lors de l’ouverture officielle des travaux.
Au programme : conférences, panels thématiques, témoignages, ateliers de réflexion et débats autour de la reconnaissance des massacres et violences de masse ayant marqué le pays depuis plusieurs décennies.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement pour faire progresser la justice transitionnelle et répondre aux exigences de réparation des victimes, conformément aux recommandations de plusieurs rapports, dont celui du Projet Mapping de l’ONU.
La ministre a également souligné l’importance de mobiliser les institutions universitaires pour produire un savoir scientifique rigoureux sur ces crimes souvent passés sous silence dans les instances internationales.
Grâce Mukoj









