Ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba a été ferme dans son intervention ce mercredi 30 juillet devant la Cour de cassation, où il est poursuivi dans une affaire judiciaire qu’il qualifie lui-même de politique.
« Je vais affronter ce procès jusqu’au bout, je vous le promets. Je ne vais pas fuir. C’est le prix d’un combat, et je suis prêt à le payer entièrement », a-t-il déclaré à la barre, dans un ton déterminé.
L’ex-patron de la Justice congolaise affirme n’avoir jamais eu l’occasion de se défendre face aux accusations qui pèsent contre lui.
« Le plan était clair : m’écarter, m’éliminer. Mais pour moi, ce procès est un tremplin, pas une chute. Les épreuves ne sont pas toujours là pour nous briser. Parfois, elles nous élèvent », a ajouté Constant Mutamba, dénonçant ce qu’il considère comme une cabale politique.
Avec son équipe d’avocats, l’ancien ministre a saisi la Cour constitutionnelle à travers deux requêtes. La première remet en cause la constitutionnalité du vote à main levée organisé à l’Assemblée nationale pour autoriser les poursuites à son encontre. La seconde vise à contester l’annulation d’une exception de procédure par la Cour de cassation.
« Mes droits ont été violés. Ça coûte quoi de nous accorder deux semaines, un mois, pour que la Cour constitutionnelle se prononce ? », a-t-il lancé à la cour, demandant la suspension du procès jusqu’à la décision de la plus haute juridiction du pays.
Et de conclure :
« La seule façon, pour moi, de prouver mon innocence, c’est d’affronter cette réalité.»
Pour plusieurs observateurs, ce procès met en lumière les tensions croissantes entre le pouvoir judiciaire et certaines figures politiques majeures. Si certains y voient un exercice de justice, d’autres dénoncent une instrumentalisation des institutions à des fins politiques.
Mutamba, qui s’était illustré par sa rigueur à la tête du ministère de la Justice, semble aujourd’hui bien décidé à ne pas céder à la pression.
Patient Mukuna









