Le tribunal militaire de garnison de Ngaliema a frappé fort ce mardi 29 juillet, en prononçant de lourdes peines à l’encontre de soixante et un présumés bandits urbains connus sous le nom de Kuluna. Ces derniers ont été reconnus coupables d’actes de terrorisme ayant semé la terreur dans plusieurs quartiers de la capitale congolaise.
Lors d’une audience publique très attendue, présidée par le capitaine Guy Kapend Kwesh, les juges ont suivi un long processus judiciaire, allant de l’identification à l’examen des rapports médicaux, en passant par les instructions et les plaidoiries du ministère public.
« Le tribunal militaire de garnison de Ngaliema, après les séances de l’identification, des instructions, de l’examen des rapports d’expertise médicale des dossiers, le ministère public entendu, dit établi en fait comme en droit l’infraction de terrorisme à l’égard des prévenus », a déclaré le capitaine Kapend, dans une atmosphère chargée de tension.
1 prévenu a été condamné à la peine de mort, une sentence rare mais prévue pour les cas jugés les plus graves.
60 autres ont été condamnés à des peines allant de 20 ans de prison ferme à 10 ans de servitude pénale, avec 3 mois supplémentaires pour non-paiement des frais de justice pour certains. Et trois accusés ont écopé de dix ans de servitude pénale.
Ces décisions judiciaires interviennent dans un contexte de recrudescence de la violence urbaine à Kinshasa, où les Kuluna, armés de machettes et d’armes artisanales, imposent depuis plusieurs années une forme de loi parallèle dans certains quartiers.
La sévérité de ces peines marque la volonté des autorités de restaurer l’autorité de l’État et de ramener la sécurité dans les zones sensibles. Des organisations de la société civile ont salué cette décision, tout en appelant à renforcer les mécanismes de réinsertion pour éviter la récidive.
« Il ne suffit pas de condamner, il faut aussi penser à la prévention. L’éducation, l’emploi et la justice sociale sont les clés pour mettre fin définitivement au phénomène Kuluna », a estimé un activiste local des droits humains.
Le procès, suivi de près par les familles des victimes et les habitants de Kinshasa, restera comme un tournant judiciaire important dans la lutte contre le banditisme urbain en RDC.
Patient Mukuna









