Un vaste bouclage mené conjointement par les éléments des FARDC et de la Police nationale congolaise (PNC) a abouti à l’arrestation de 747 personnes, dont 27 femmes, dans plusieurs zones riveraines du fleuve Congo à Kinshasa. Cette opération de grande envergure a également permis la saisie de plusieurs bidons d’alcool indigène ainsi que 14 sacs de chanvre.
L’opération, lancée aux premières heures du jeudi sur instructions de la haute hiérarchie, a été conduite par le Commissaire divisionnaire Israël Kantu Bakulu, Commissaire provincial de la PNC/Kinshasa, et le Général de Brigade Thierry Ilunga, commandant second de la 14e région militaire et commandant intérimaire.
« Le niveau d’insécurité dans les zones portuaires devenait préoccupant. Les renseignements que nous avons reçus ont confirmé la présence d’éléments perturbateurs qui, après avoir commis leurs actes, trouvaient refuge dans ces ports », a déclaré le Général Israël Kantu.
L’opération s’est concentrée sur les ports informels et débarcadères des avenues Poids Lourds, Flambeau et le centre-ville, identifiés comme fiefs de bandits notoires. Les forces mixtes ont procédé à des fouilles systématiques des lieux et des interpellations ciblées, se basant sur une cartographie précise établie grâce à des enquêtes de terrain.
« Il ne s’agit pas d’une rafle aveugle. Chaque personne interpellée l’a été sur base d’informations recoupées. Nous avons affaire à des récidivistes pour la plupart, bien connus de nos services », a précisé le Commissaire provincial.
Les 747 suspects ont été acheminés au quartier général de la 14e région militaire pour des opérations d’identification, d’audition et de triage. Les autorités promettent que les innocents seront relâchés, mais les fauteurs de troubles répondront de leurs actes devant la justice.
« Kinshasa ne sera plus un terrain de jeu pour les criminels. La ville sera sécurisée, ruelle par ruelle, port par port. La sécurité est l’affaire de tous. Nous avons commencé par les ports, mais notre action s’étendra à d’autres foyers d’insécurité. Kinshasa doit redevenir une ville vivable pour ses habitants », a martelé le Général Kantu.
Cette opération s’inscrit dans un plan plus large de sécurisation de la capitale en réponse à la recrudescence de cas de vol à main armée, d’agressions nocturnes et de trafic de stupéfiants dans certaines zones sensibles de la ville.
La population est invitée à collaborer avec les services de sécurité en signalant tout mouvement suspect.
Emmanuel Kamba









