La prospérité économique actuelle du Rwanda n’est pas le fruit d’un développement endogène, mais plutôt d’un pillage systématique des ressources de la République démocratique du Congo (RDC). C’est ce qu’a affirmé Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement congolais, lors d’une conférence-débat tenue ce jeudi 31 juillet, à l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC).
Organisée dans le cadre d’une réflexion sur le processus de pacification de l’Est de la RDC, cette rencontre a mis en lumière les causes profondes de l’insécurité récurrente dans cette partie du pays. Pour le ministre Muyaya, il n’y a plus de doute sur le rôle joué par Kigali dans la déstabilisation de l’Est congolais.
« La prospérité visible aujourd’hui au Rwanda résulte d’un pillage systématique des ressources de l’Est de la RDC », a déclaré Patrick Muyaya devant un auditoire composé d’étudiants, de chercheurs et d’acteurs politiques.
Et de poursuivre :
« Depuis 1994, à la suite du génocide, les autorités de Kigali ont, à travers divers mouvements tels que l’AFDL, le RCD et bien d’autres, mis en place un mécanisme visant à affaiblir notre pays pour en exploiter les richesses.»
Le ministre a également souligné l’impact tragique de cette politique sur les populations congolaises, victimes d’innombrables atrocités depuis plus de deux décennies.
« Pendant que nos enfants meurent à Beni, Rutshuru ou Bunagana, certains construisent des buildings à Kigali sur le dos du sang congolais », a-t-il martelé, sous les applaudissements nourris de l’assistance.
Et de conclure :
« Le Congo n’est pas condamné à être un réservoir de ressources pour les autres. Nous avons le devoir de protéger notre territoire et notre souveraineté », a-t-il insisté, appelant à une mobilisation nationale.
Muyaya a exhorté par la suite la jeunesse congolaise à ne pas se laisser abuser par le discours de la paix imposée par des acteurs étrangers aux intérêts douteux.









