La République démocratique du Congo a commémoré ce samedi 02 août, la Journée nationale du Genocost, contraction de “génocide” et “cost” (coût, en anglais), pour dénoncer le génocide économique que subit le pays à travers l’exploitation illicite et violente de ses ressources naturelles.
Cette journée, encore méconnue sur le plan international, s’inscrit dans la volonté de Kinshasa d’exiger une reconnaissance mondiale du martyre économique et humain infligé à la RDC depuis des décennies.
Présidant la cérémonie officielle, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a délivré un discours d’une puissance historique, marquant un tournant décisif dans la revendication de justice mémorielle et économique pour la RDC.
« En tant que garant de la nation, j’assume simplement cette responsabilité. Il ne s’agit ni de chercher un statut de victime, ni de quémander une reconnaissance. Il s’agit plutôt de rétablir une vérité historique occultée et d’exiger justice au nom de notre dignité », a-t-il martelé, sous les applaudissements de l’assistance.
Dans un ton ferme, le Chef de l’État a promis de porter cette cause au sommet des instances internationales, refusant l’oubli et la résignation.
« Je le dis avec force : quel que soit le temps que cela prendra, nous n’abandonnerons jamais ce combat », a-t-il insisté.
Le Président Tshisekedi a, dans la foulée, invité les deux chambres du Parlement congolais à adopter une résolution officielle pour reconnaître, au nom de la Nation, les génocides commis sur le sol congolais.
« J’invite les deux chambres du Parlement à examiner dans le meilleur délai, l’adoption d’une résolution officielle proclamant au nom de la nation, la reconnaissance des génocides commis sur notre sol », a-t-il déclaré.
Cette demande s’inscrit dans une stratégie diplomatique offensive, visant à mobiliser les nations éprises de justice afin qu’elles soutiennent la campagne congolaise pour la reconnaissance du Genocost.
« Ce combat est celui de la vérité, de la dignité et de l’espérance. Mais c’est surtout celui d’un peuple debout, qui refuse l’oubli et qui choisit d’avancer vers la justice avec lucidité, constance et détermination », a-t-il affirmé.
Félix Tshisekedi a enfin rendu un hommage appuyé à toutes les forces vives de la Nation. Société civile, jeunes, intellectuels, diaspora, médias qui œuvrent pour que la mémoire du Genocost ne meure jamais.
« Votre engagement est une lueur dans la nuit de notre histoire bafouée. Vous incarnez la résistance mémorielle de tout un peuple », a-t-il ajouté.
Le Chef de l’État a annoncé qu’une offensive diplomatique allait être engagée dès les prochaines semaines pour porter la voix de la RDC auprès des États, des organisations internationales et des instances judiciaires compétentes.
Cette nouvelle doctrine diplomatique s’appuiera sur des faits documentés, des témoignages accablants et des preuves irréfutables des crimes économiques et humains perpétrés sur le territoire congolais, notamment dans l’Est du pays.
En érigeant le Genocost en cause nationale et diplomatique, Félix Tshisekedi pose un acte politique fort, celui d’une RDC qui refuse l’amnésie internationale. Un pays qui réclame justice, non pour pleurer son passé, mais pour reconstruire son avenir avec fierté et mémoire.
Ben AKILI









