En sa qualité de Plus Haute Autorité Morale de la plateforme politique Union Sacrée de la Nation (USN), le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a présidé, ce samedi soir, une réunion stratégique cruciale avec les membres du Présidium de cette coalition. La rencontre s’est tenue au siège de l’USN, situé dans la commune huppée de la Gombe, en présence d’une trentaine de figures influentes de la plateforme.
Selon les propos recueillis auprès du Secrétaire permanent et porte-parole de l’USN, le professeur André Mbata Betu Kumesu, plusieurs questions d’actualité ont été passées en revue, avec un accent particulier sur la nécessité de préserver la cohésion interne, dans un contexte politique marqué par des attentes fortes.
« Le Président de la République a rappelé à tous les membres la primauté de l’unité au sein de l’Union Sacrée. Sans discipline ni solidarité, il sera difficile de continuer à faire avancer notre agenda politique », a déclaré le professeur Mbata à l’issue de la réunion.
Mais l’annonce qui a le plus retenu l’attention reste celle de la formation imminente d’un nouveau gouvernement. Après plusieurs semaines de spéculations, le chef de l’État a confirmé qu’un remaniement ministériel est en cours de finalisation, afin de mieux adapter l’action gouvernementale aux priorités du second mandat.
Cette annonce survient dans un climat de tension où les appétits politiques se multiplient au sein même de la majorité. La démarche du Président vise à trancher dans le vif, en recentrant les ambitions autour d’un programme d’action commun.
Félix Tshisekedi a également mis en exergue les récentes victoires diplomatiques de la RDC, citant entre autres l’adhésion renforcée à certaines alliances économiques régionales, ainsi que les signaux positifs envoyés par plusieurs chancelleries occidentales quant à la stabilité retrouvée dans la région des Grands Lacs.
Dans son adresse aux membres du Présidium, le Président a lancé un appel fort à l’unité nationale, insistant sur le fait que la cohésion politique doit aller au-delà des frontières de l’USN, afin de « bâtir un Congo plus fort, plus inclusif et plus solidaire ».
« Nous avons l’obligation de rassembler. L’Union Sacrée n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour construire la République que nous voulons léguer à nos enfants », aurait déclaré Tshisekedi, selon une source présente dans la salle.
Cette réunion sonne comme un virage politique majeur. Elle replace Tshisekedi en stratège de l’équilibre national, conscient des risques de fragmentation, mais aussi déterminé à imposer un cap. Les jours à venir s’annoncent décisifs, alors que tous les regards sont tournés vers la composition du prochain gouvernement, censé refléter à la fois la diversité politique et l’efficacité administrative.
Ben AKILI









