La République Démocratique du Congo est une nouvelle fois en deuil. Le Commissaire divisionnaire adjoint de la Police nationale congolaise pour la province du Kongo Central, Bertin Yawe Sumanda, a tragiquement perdu la vie dans un accident de circulation survenu à Kimpese. En poste depuis seulement quelques mois, ce haut responsable de la PNC commençait déjà à marquer les esprits par son professionnalisme et sa posture d’autorité bienveillante.
La nouvelle de sa disparition a suscité une vive émotion dans les rangs de la police et bien au-delà. Parmi les nombreuses réactions, celle de Gédéon Kyana, Coordonnateur national de l’AEPMRDC (Association des Enfants des policiers et militaires de la RDC), se distingue par sa profondeur humaine et son appel à des réformes urgentes.
« Je ne l’avais pas encore rencontré personnellement, et pourtant, la nouvelle de sa disparition m’a bouleversé », confie-t-il avec émotion, avant de présenter ses condoléances à la famille biologique du défunt, à ses collègues de la Police nationale, et aux autorités provinciales.
Mais au-delà du chagrin, ce drame remet une fois de plus au centre du débat la question cruciale de la sécurité routière sur l’axe Banana-Kinshasa, une route nationale où les accidents mortels ne cessent de se multiplier.
Une route meurtrière qui endeuille la nation
Le Coordonnateur de l’AEPMRDC en appelle à une prise de conscience nationale. Il formule une série de recommandations concrètes pour endiguer l’hécatombe sur nos routes :
- Faire de la sécurité routière une priorité absolue à l’heure où le trafic connaît une croissance exponentielle.
- Moderniser la Route Nationale n°1, en l’élargissant à deux bandes de circulation, notamment grâce aux fonds générés par les postes de péage.
- Renforcer la formation et la rigueur des unités de la Police de circulation routière.
- Relancer le chemin de fer Matadi-Kinshasa, afin de transférer le transport des marchandises lourdes et dangereuses vers un mode plus sûr.
Ces propositions sont portées par une douleur personnelle. En effet, Gédéon Kyana rappelle avoir perdu son propre frère aîné, Claude-Vital Puela, sur cette même route le 31 mai 2006. Presque 20 ans plus tard, la RN1 continue de semer la mort, cette fois au sein même de l’institution chargée de faire respecter l’ordre.
Appel aux réformes urgentes
À travers ce message, ce n’est pas seulement un hommage qui est rendu au Commissaire Yawe Sumanda, mais un véritable cri d’alarme, destiné à réveiller les consciences et à interpeller les décideurs.
« Il est temps d’agir, d’investir, de réglementer et de protéger. Nos routes ne doivent pas devenir des couloirs de la mort », martèle Gédéon Kyana.
Un dernier adieu au Général Yawe SumandaLa République perd un de ses vaillants serviteurs. Le Commissaire divisionnaire adjoint, même dans la mort, laisse un message fort : la nécessité impérieuse d’une réforme profonde de notre système de transport routier.> « Paix à l’âme de notre Papa, Général Bertin Yawe Sumanda. Puisse son départ tragique réveiller nos consciences », conclut Kyana dans un message empreint de dignité et de gravité.
Emmanuel Kamba









