L’alphabétisation refait surface comme un impératif national. Ce mardi 05 août, la capitale congolaise a accueilli le lancement des réunions préparatoires de la Journée internationale de l’alphabétisation (JIA), pour démontrer l’urgence de réinsérer les enfants et jeunes adultes non scolarisés et analphabètes dans le tissu éducatif et économique du pays.
« Il est crucial de soutenir la réinsertion des enfants, des jeunes adultes non scolarisés et analphabètes, notamment à travers l’alphabétisation, le rattrapage scolaire et la formation professionnelle », a déclaré Nathalie-Aziza Munana, ministre des Affaires sociales, des Actions humanitaires et de la Solidarité nationale.
Ce plaidoyer intervient dans un contexte où des millions de jeunes Congolais demeurent en marge du système éducatif, exposés à la précarité et aux dérives sociales. La ministre a souligné que l’alphabétisation ne se limite pas à savoir lire et écrire, mais constitue une clé vers la dignité, l’autonomie et l’accès aux opportunités économiques.
La Journée internationale de l’alphabétisation, célébrée chaque 8 septembre, vise cette année à mobiliser davantage d’acteurs autour d’une approche intégrée, c’est-à-dire, alphabétisation, rattrapage scolaire, et formations orientées vers l’employabilité.
Le gouvernement congolais, appuyé par ses partenaires techniques et financiers, envisage de mettre en place des programmes ciblés dans les zones urbaines et rurales les plus touchées, avec un accent particulier sur les filles et jeunes femmes, souvent les plus affectées par l’analphabétisme.
L’éducation pour tous reste un objectif à atteindre. Et à Kinshasa, les mots d’ordre sont clairs : agir vite, investir dans l’humain et reconstruire l’avenir.
Grâce Mukoj









