La liberté de la presse est une nouvelle fois piétinée en République démocratique du Congo. La journaliste Glody Ndaya, directrice générale du média Eventsrdc.com, a été illégalement transférée à la prison centrale de Makala, sans avoir été confrontée à la partie plaignante, en violation flagrante des principes d’un procès équitable.
Ce transfert expéditif et arbitraire intervient le même jour qu’un autre cas d’incarcération d’un journaliste, portant à deux le nombre de professionnels des médias envoyés en prison sans jugement équitable en l’espace de 24 heures. Une dérive qui alarme les observateurs et acteurs de la société civile.
« Ce n’est plus de la justice, c’est un acharnement contre la presse libre », dénonce avec fermeté Surveillance.cd, qui appelle à la libération immédiate et sans condition de Glody Ndaya.
Cette arrestation s’ajoute à une série de pressions inquiétantes exercées sur les journalistes dans le pays, où la liberté d’expression se trouve de plus en plus menacée. Aucun journaliste ne devrait être privé de liberté pour avoir exercé son métier, encore moins sans avoir bénéficié de ses droits à la défense.
Les autorités compétentes sont solennellement interpellées : jusqu’où ira cette guerre contre la presse ? Le silence des institutions judiciaires ne fait que renforcer l’idée d’une instrumentalisation de la justice à des fins de musellement.
Surveillance.cd rappelle que le journalisme n’est pas un crime et exige que cesse cette spirale de répression.
Emmanuel Kamba









