À l’issue du forum de deux jours intitulé « La justice face à la corruption », tenu dans la capitale congolaise, les participants ont unanimement recommandé la mise en place d’un cadre de synergie entre la société civile et les services étatiques, pour renforcer la concertation et la collaboration dans la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo.
Dirck Shaka, coordonnateur de la Coalition Congo n’est pas à vendre (CNPAV) initiatrice de ces assises, a salué l’engagement des acteurs présents, notamment ceux du secteur judiciaire. Il a insisté sur la nécessité de formaliser ces espaces d’échange.
« Je pense qu’au terme de ces deux journées, on s’est convenu que des cadres de synergie méritent d’être encouragés et mis en place, non seulement avec l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption (APLC), mais aussi à travers d’autres canaux », a-t-il déclaré.
Ce forum a permis d’identifier des failles dans le fonctionnement actuel de la justice, notamment en matière de répression et de prévention des actes de corruption. La collaboration entre les organes de contrôle, les juridictions et les organisations de la société civile a été jugée essentielle pour rompre l’isolement institutionnel et améliorer l’efficacité des actions anticorruption.
La CNPAV appelle à aller au-delà des simples recommandations pour institutionnaliser ces plateformes de dialogue, en intégrant l’APLC, les organes judiciaires, les ONG et les citoyens engagés.
Ben AKILI









