Le procès de l’ex-ministre de la Justice, Constant Mutamba, reprend ce mercredi dans un climat tendu, marqué par les révélations autour d’un présumé détournement de 19 millions de dollars américains destinés à la construction d’une prison à Kisangani.
Selon des sources proches du dossier, cette audience pourrait être décisive pour l’avenir politique et judiciaire de l’ancien membre du gouvernement. Le ministère public l’accuse d’avoir orchestré, directement ou indirectement, la disparition de ces fonds publics, un acte qui, s’il est reconnu coupable, pourrait lui valoir jusqu’à 20 ans de prison.
L’affaire, très médiatisée, suscite un vif intérêt dans l’opinion publique, non seulement à cause de la somme colossale en jeu, mais aussi en raison de la position stratégique occupée par l’accusé au sein du gouvernement de l’époque.
La défense, elle, continue de clamer l’innocence de Constant Mutamba, dénonçant un dossier « monté de toutes pièces » pour écarter un acteur politique jugé gênant.
En attendant le verdict final, la tension reste palpable dans les milieux politiques et judiciaires. Tous les regards sont désormais tournés vers le tribunal, où se jouera peut-être l’un des procès les plus suivis de l’année en République démocratique du Congo.
Patient Mukuna









