Les habitants de la province du Kwango par le biais Symphorien Kwengo, situés à la frontière sud-ouest de la République démocratique du Congo, tirent la sonnette d’alarme. Dans une lettre ouverte adressée au Président de la République, Chef de l’État, ils dénoncent une marginalisation persistante de leur territoire malgré ses richesses humaines, naturelles et culturelles.
« Depuis l’indépendance, le Kwango semble être systématiquement relégué au second plan. Malgré les discours et les promesses, notre province reste en marge de la dynamique nationale », a écrit Symphorien Kwengo.
Le signataire rappelle que la province dispose d’un potentiel agricole considérable, capable de nourrir des millions de Congolais, ainsi que de ressources minières, forestières et hydrauliques encore peu exploitées. Mais la réalité sur le terrain contraste fortement avec ces atouts.
« Nous faisons face à des routes impraticables, des hôpitaux démunis, des écoles en ruine et un chômage endémique. Notre jeunesse est livrée à elle-même », déplore ce représentant des habitants, qui demande instamment à l’État de prendre conscience de cette situation.
La lettre souligne également que le Kwango, malgré sa proximité avec Kinshasa, reste en marge des grands projets de développement et que les voix de ses élus nationaux sont rarement entendues dans les décisions importantes.
Les habitants appellent le Président à inscrire leur province parmi ses priorités concrètes et à y initier des projets structurants. « Redonner de l’espoir au Kwango, c’est redonner foi en la République. C’est construire la cohésion nationale », affirment-ils.
En attendant une réaction officielle, cette missive témoigne d’une volonté forte des habitants du Kwango de voir leur province sortir de l’ombre et participer pleinement au développement du pays.
Alfred Ngongo









